Renouvellement des statuts du CNS

Statuts actuels (Annexe C) et propositions de refonte 2026 (les ajouts en bleu sont de notre fait)

Selbstbestimmung jetzt: Warum die CNS-Statuten reformiert werden müssen

Hinter jeder Entscheidung der CNS stehen konkrete Lebensrealitäten. Zwar sind teils lebensnotwendige Leistungen wie Hormonbehandlungen und geschlechtsangleichende Operationen grundsätzlich anerkannt, sie werden jedoch nur nach Vorlage eines psychiatrischen Berichts genehmigt, aus dem der ärztliche Kontrolldienst schlussfolgern muss, dass die beantragte Behandlung „unabdingbar“ ist. Die hierfür erforderlichen Sitzungen werden von Betroffenen häufig als stark belastend und entwertend erlebt, sind nicht selten von stereotypen ärztlichen Vorstellungen geprägt, vermischen das Thema mit Sexualität und stellen aufgrund einer Preissteigerung von 146 % bis 277 % gegenüber dem CNS-Tarif von 61 € für viele Menschen eine erhebliche Hürde dar. Maßnahmen wie Epilationen werden zudem als „ästhetisch“ eingestuft und vollständig von der Kostenübernahme ausgeschlossen. Damit wird der Schutz vor Diskriminierung und Gewalt nicht als medizinische Notwendigkeit anerkannt, sondern an eine enge, pathologisierende Definition von Behandlung geknüpft, die den Alltag und die Sicherheit der Betroffenen ausblendet.

Der vorliegende Reformvorschlag setzt bewusst auf Selbstbestimmung statt Fremdkontrolle. Er orientiert sich am international etablierten Modell der informierten Einwilligung (informed consent) und wendet sich von einer Gesundheitsversorgung ab, die auf psychiatrischer Dauerüberwachung beruht. Ziel ist eine bedarfsorientierte Versorgung, die den Menschen in den Mittelpunkt stellt und nicht eine Diagnose oder eine vermeintliche Pathologie.

Konkret fordert die Reform:

Terminologische Modernisierung
Der pathologisierende Begriff der „Geschlechtsdysphorie“ ist durch das international anerkannte Konzept der „Geschlechtsinkongruenz“ zu ersetzen. Sprache prägt die Gesundheitsversorgung und darf nicht weiter stigmatisieren.

Abkehr vom Psychiatrie-Zwang
Verpflichtende psychiatrische Berichte als Voraussetzung für die Kostenübernahme von Hormonbehandlungen, chirurgischen Eingriffen und andere Maßnahmen tragen nicht zu einer hochwertigen medizinischen Versorgung bei. Sie sind daher zu streichen und durch das Modell der informierten Einwilligung zu ersetzen, das auf sachlicher Aufklärung und Selbstbestimmung beruht.

Erweiterung des Leistungskatalogs
Maßnahmen wie Epilation, Stimmtraining oder Gesichtsfeminisierung sind als essenzielle Schutzmaßnahmen anzuerkennen. Sie stellen keinen Luxus dar, sondern reduzieren nachweislich Diskriminierungs- und Gewalterfahrungen und dürfen nicht länger pauschal als „ästhetisch“ abgetan werden.

Abbau bürokratischer Hürden
Erforderlich sind vereinfachte Genehmigungsverfahren für Behandlungen im In- und Ausland sowie die Einführung spezifischer Abrechnungscodes für geschlechtsangleichende chirurgische Maßnahmen in der CNS-Nomenklatur. Dadurch können diese Operationen künftig auch in Luxemburg von entsprechend ausgebildeten plastischen Chirurg_innen für trans, inter und abinäre Personen durchgeführt werden.

Diese Reformen sind weder ein Sonderwunsch noch eine Ausweitung von Privilegien. Sie sind eine Voraussetzung für eine Gesundheitsversorgung, die Verantwortung übernimmt: für die mentale Unversehrtheit, für Sicherheit im Alltag und für das Recht, über den eigenen Körper selbst zu bestimmen. Moderne Gesundheitsversorgung bemisst sich nicht allein an medizinischer Zweckmäßigkeit, sondern daran, ob sie Menschen ein Leben in Würde ermöglicht. Ein erster Vorschlag findet sich hier. (03.01.2026)

Autodétermination maintenant : pourquoi les statuts de la CNS doivent être réformés

Derrière chaque décision de la CNS se trouvent des réalités de vie concrètes. Si des prestations en partie vitales telles que les traitements hormonaux et les interventions chirurgicales d’affirmation de genre sont en principe reconnues, elles ne sont toutefois accordées qu’après la présentation d’un rapport psychiatrique, à partir duquel le contrôle médical doit conclure que le traitement demandé est « indispensable ». Les consultations requises à cette fin sont fréquemment vécues par les personnes concernées comme particulièrement éprouvantes et dévalorisantes. Elles sont souvent marquées par des représentations médicales stéréotypées, mêlent la question de l’identité de genre à celle de la sexualité et constituent, en raison d’une augmentation des coûts de 146 % à 277 % par rapport au tarif CNS de 61 €, un obstacle majeur pour de nombreuses personnes. Par ailleurs, des mesures telles que l’épilation sont qualifiées d’« esthétiques » et entièrement exclues de la prise en charge. La protection contre la discrimination et la violence n’est ainsi pas reconnue comme une nécessité médicale, mais subordonnée à une définition étroite et pathologisante du traitement, qui ignore le quotidien et la sécurité des personnes concernées.

La présente proposition de réforme mise délibérément sur l’autodétermination plutôt que sur le contrôle externe. Elle s’inscrit dans le modèle internationalement reconnu du consentement éclairé (informed consent) et s’éloigne d’un système de soins fondé sur une surveillance psychiatrique permanente. L’objectif est une prise en charge fondée sur les besoins réels, qui place la personne au centre, et non un diagnostic ou une pathologie supposée.

Concrètement, la réforme revendique :

Modernisation terminologique
Le terme pathologisant de « dysphorie de genre » doit être remplacé par le concept internationalement reconnu d’« incongruence de genre ». Le langage façonne l’accès aux soins et ne doit plus contribuer à la stigmatisation.

Abandon de la contrainte psychiatrique
Les rapports psychiatriques obligatoires comme condition préalable à la prise en charge des traitements hormonaux, des interventions chirurgicales et d’autres mesures ne contribuent pas à une médecine de qualité. Ils doivent donc être supprimés et remplacés par le modèle du consentement éclairé, fondé sur une information médicale objective et sur l’autodétermination.

Extension du catalogue des prestations
Des mesures telles que l’épilation, l’entraînement de la voix ou la féminisation du visage doivent être reconnues comme des mesures de protection essentielles. Elles ne constituent pas un luxe, mais réduisent de manière démontrable les expériences de discrimination et de violence, et ne doivent plus être rejetées de manière générale comme « esthétiques ».

Réduction des obstacles bureaucratiques
Il est nécessaire de simplifier les procédures d’autorisation pour les traitements au Luxembourg et à l’étranger, ainsi que d’introduire des codes de facturation spécifiques pour les interventions chirurgicales d’affirmation de genre dans la nomenclature de la CNS. Cela permettra que ces opérations puissent à l’avenir être réalisées également au Luxembourg par des chirurgien_nexs plasticien_exs dûment formé_exs à la prise en charge spécifique des personnes trans, inter et non binaires.

Ces réformes ne constituent ni une revendication particulière ni une extension de privilèges. Elles sont une condition préalable à un système de santé qui assume ses responsabilités : en matière d’intégrité psychique, de sécurité au quotidien et de droit à disposer de son propre corps. Une prise en charge moderne ne se mesure pas uniquement à son utilité médicale, mais à sa capacité à garantir aux personnes une vie dans la dignité.

Une première proposition est disponible ici. (03.01.2026)

Ankündigung/Annonce

CNS-Statuten: von gestern, Folgen für heute, neu gedacht für die Zukunft – Community-Austausch

Die aktuellen CNS-Statuten zur „Dysphorie de genre“ prägen den Zugang zu Gesundheitsversorgung für trans und abinäre Menschen bis heute – oft mit schwerwiegenden Folgen. Beim Community-Austausch am 09.05.2026 werden ihre problematischen Grundlagen, die realen Auswirkungen im Alltag und konkrete menschenrechtsbasierte Änderungsvorschläge gemeinsam diskutiert. Ziel ist es, Erfahrungen zu teilen, Kritik zu bündeln und Impulse für eine gerechte, zeitgemäße Neugestaltung der Statuten zu setzen.

Statuts du CNS : héritage du passé, conséquences pour le présent, repensés pour l’avenir – Échange communautaire

Les statuts actuels de la CNS relatifs à la « dysphorie de genre » continuent d’influencer profondément l’accès aux soins des personnes trans et abinaires. Lors de l’échange communautaire du 09.05.2026, nous analyserons leurs fondements problématiques, leurs impacts concrets et présenterons des propositions de réforme ancrées dans les droits humains et les pratiques actuelles. Un espace pour partager vécus, critiques et pistes d’avenir, en vue d’une refonte juste et respectueuse.

🕕09.05.2026 ∙18:00-20:00 im/au Rainbow-Center, 19, rue du Saint Esrpit L-1475 Luxembourg; Einschreibung/Inscription : itgl.contact@gmail.com

Im Anschluss / suivi d’un verre de l’amitié, offert par Rosa Lëtzebuerg asbl. et le Rainbow-Center

Inhalt / Contenu : Diskussion

Die bestehenden CNS-Statuten zur „Dysphorie de genre“ waren von Beginn an problematisch und haben sich in ihrer Wirkung als hoch belastend für die betreffenden Menschen erwiesen. Sie beruhen auf überholten, pathologisierenden Annahmen über Geschlecht, schaffen hohe Hürden beim Zugang zu teils lebensnotwendiger Versorgung und verletzen das Recht auf Selbstbestimmung bei der Inanspruchnahme körpermedizinischer Gesundheitsleistungen sowie die Würde von trans und abinären Menschen. Ihre Folgen sind bis heute spürbar – so vermeiden einige Betroffene den Rest ihres Lebens ärztliche Besuche, selbst wenn sie relativ schwer erkrankt sind. Vor diesem Hintergrund werden bei dem Austausch konkrete Änderungsvorschläge vorgestellt, die sich an menschenrechtlichen Standards, internationaler fachlicher Entwicklung und gelebter Praxis orientieren. Ziel ist es, Erfahrungen, Kritik und Anregungen zusammenzuführen, die Vorschläge weiter zu schärfen und sie anschließend als fundierte Grundlage für den politischen Dialog zur Neugestaltung der CNS-Statuten zu nutzen.

Les statuts actuels de la CNS relatifs à la « dysphorie de genre » ont posé des problèmes dès leur création et se sont avérés très pénibles pour les personnes concernées. Ils reposent sur des hypothèses dépassées et pathologisantes sur le sexe et le genre, créent des obstacles importants à l’accès à des soins parfois vitaux et violent le droit à l’autodétermination dans le recours aux services de santé physique ainsi que la dignité des personnes trans et abinaires. Leurs conséquences sont encore perceptibles aujourd’hui : certaines personnes concernées évitent ainsi toute visite médicale pour le reste de leur vie, même lorsqu’elles sont gravement malades. Dans ce contexte, des propositions de modifications concrètes, fondées sur les normes en matière de droits humains, les évolutions professionnelles internationales et les pratiques existantes, seront présentées lors de l’échange. L’objectif est de rassembler les expériences, les critiques et les suggestions, d’affiner les propositions et de les utiliser ensuite comme base solide pour le dialogue politique sur la refonte des statuts de la CNS.

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