Agate

soutenu par L'Œuvre Nationale de Secours Grand-Duchesse Charlotte

Conf.-trans26 | Conf.-inter26 | Conf.-trans27 | Conf.-inter27

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Meet-tia+1-26 | Meet-tia+2-26 | Meet-tia+3-26 | Meet-tia+1-27 | Meet-tia+2-27 | Meet-tia+3-27

Porté par l’association Intersex & Transgender Luxembourg (ITGL) et soutenu financièrement par l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, le réseau de santé Agate est une initiative pilote visant à structurer un parcours de soins de santé dépathologisé et respectueux des droits humains au Luxembourg.

Étant donné qu’une partie des personnes trans, inter et abinaires (ci-après les « personnes tia ») ont connu de mauvaises expériences au sein du système de santé, elles ont tendance à recourir moins souvent aux consultations médicales. Le réseau souhaite y remédier en encourageant un accompagnement professionnel de qualité, axé sur le respect des besoins et de l’auto-détermination sexuée/genrée de la personne. Parmi ses objectifs figure ainsi : la mise en réseau de professionnel_lexs, en particulier des secteurs médical, psychologique, psychothérapeutique et social.

Introduction

Le fonctionnement du réseau Agate repose sur une coordination régulière, une circulation transparente de l’information et une participation active des usagers/èr_exs et des prestataires. Les points ci-après présentent les principes essentiels du réseau, la documentation utilisée ou à préparer, les modalités d’évaluation ainsi que les ressources humaines et les perspectives de développement.

Mission du réseau Agate

Le réseau Agate a pour mission d’assurer une prise en charge coordonnée, accessible et respectueuse des personnes trans et abinaires, ainsi que des personnes intersexes ou présentant des variations des caractéristiques sexuées. Il réunit des professionnel_lexs de santé, notamment des médecins et psychothérapeute_xs, ainsi que des pairs (plus tard des psychologues et spécialistes psychosociaux) afin de garantir une évaluation adéquate, une information fiable et une orientation cohérente dans leurs parcours de transition, de santé ou de soutien.

Le réseau vise à améliorer la continuité et la qualité des soins en favorisant la collaboration interdisciplinaire, la participation active des personnes concernées et l’utilisation de pratiques non pathologisantes. Il contribue ainsi à renforcer la sécurité, la cohérence et la transparence dans l’accompagnement des usagers/èr_exs.

Aspects innovants

Le réseau Agate innove en créant une prise en charge véritablement coordonnée et non pathologisante pour les personnes trans, intersexes et abinaires, un public qui évite souvent les soins en raison d’expériences négatives dans la médecine.

En réunissant médecins, psychothérapeutes, (plus tard psychologues, spécialistes psychosociaux etc. aussi) et pairs, il dépasse les approches fragmentées classiques pour offrir un accompagnement cohérent, fiable et centré sur les besoins réels des personnes concernées. Son modèle interdisciplinaire, participatif et respectueux des divers parcours garantit une meilleure continuité des soins et une orientation claire dans les démarches de transition et de santé.

Par cette structure collaborative unique, Agate renforce la sécurité, la qualité et la transparence du suivi, tout en redonnant confiance aux usager_èrexs.

Buts concrets

En vue de promouvoir un accompagnement professionnel de qualité axé sur le respect des besoins et de l’auto-détermination sexuée/genrée de la personne, le réseau se fixe les objectifs suivants.
Rassembler en réseau des professionnel_lexs, notamment du secteur médical, psychologique, psychothérapeutique et social :

• acceptant de prendre en charge des personnes trans, abinaires, intersexuées ou avec d’autres variations des caractéristiques sexuées ;
• souhaitant avoir des échanges sur des cas individuels et mettre en question leurs pratiques (intervision, cercle de qualité, etc.) ;
• améliorer les connaissances du secteur médical concernant les personnes trans, abinaires, intersexuées ou avec d’autres variations des caractéristiques sexuées en organisant des formations basées d’une part sur les compétences professionnelles et d’autre part sur l’expertise par expérience ;
• contribuer à l’évolution des statuts de la Caisse nationale de santé (CNS) sur les sujets en rapport avec le réseau.

Planification
Réunions trimesterielles

1er trimestre : juin/juillet 2026 – première réunion professionnelle et première réunion
usager/ère_xs (= entre pairs)

30.06.2026, 18h30 1ère réunion usager/ère_exs du réseau Agate (= entre pairs) & personnes intéressées / 1. Treffen der Nutzenden des Netzwerkes Agate & Interessierten, Rainbow-Center ; Sprachen/langues : FR (EN, DE)

Lancement du réseau de santé Agate par l’ITGL asbl

Le 30 juin 2026 à 18h30, participez à la première rencontre d’échange sur Agate, le nouveau réseau de soins éthique et spécialisé pour les personnes trans, inter, abinaires (TIA) et leurs proches au Luxembourg. Soutenu par l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, ce projet vise à renforcer l’accès aux soins, à garantir une prise en charge respectueuse et autodeterminée et à en finir avec la psychiatrisation. L’évènement aura lieu au Rainbow-Center de Rosa Lëtzebuerg.

Venez découvrir la charte et poser vos questions ! Info : caitia.de

DE: Einladung zur Premiere: Erstes Treffen für das Gesundheitsnetzwerk „Agate“

Am 30. Juni 2026 ist es so weit: Wir laden alle Nutzenden, Angehörigen und Interessierten zum allerersten Austauschtreffen rund um das neue, auf trans, inter & abinäre (TIA) Fragen spezialisierte Gesundheitsnetzwerk Agate ein.

Für trans, inter und abinäre Menschen sowie ihre Nahestehenden ist der Zugang zu einer respektvollen, kompetenten Gesundheitsversorgung im Großherzogtum nach wie vor eine Herausforderung. Noch immer prägen überholte Pathologisierungen und Barrieren den Alltag. Mit Agate – gefördert durch die Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte – wollen wir genau hier ansetzen und über die nächsten zwei Jahre ein starkes, ethisch fundiertes medizinisches und psychosoziale Netzwerk aufbauen.

Komm vorbei, informiere dich aus erster Hand über die Projektziele und gestalte die Zukunft der Versorgung aktiv mit!

Vorläufiges Programm (Beginn: 18:30 Uhr)

  • Willkommen & Vorstellung: Wer wir sind und was wir bewegen (ITGL asbl).
  • Das Konzept „Agate“: Wie ein modernes medizinisches Netzwerk funktioniert (inkl. Best-Practice-Beispielen aus dem Ausland).
  • Die Realität in Luxemburg: Warum wir Agate brauchen (Schwerpunkte: Entpathologisierung, barrierefreier Zugang für TIA-Personen & Zugehörige).
  • Projektstart & Förderung: Die zweijährige Anschubfinanzierung und wie sich Agate perfekt mit unserer Peer-Beratung, den ITGL-Kernaktivitäten und der Plattform caitia.de ergänzt.
  • Therapeut*in sein bei Agate: Vorstellung der medizinischen Charta, unserer Qualitätsziele und ethischen Standards.
  • Nutzer*in sein bei Agate: Selbstbestimmung, informierte Einwilligung (Consent) sowie das Konzept der (Selbst-)Evaluation.
  • 19:30 Uhr – Fragen, Antworten & offener Austausch
  • 20:00 Uhr – Ende der Veranstaltung

Wann: Dienstag, 30. Juni 2026, ab 18:30 Uhr

Für wen: TIA-Personen, Angehörige, Freund*innen sowie Fachkräfte und alle, die das Netzwerk unterstützen möchten.

FR : Invitation : Première rencontre autour du réseau « Agate »

Le 30 juin 2026, nous vous invitons à la toute première rencontre d’échange dédiée aux usager_èrexs, à leurs proches et à toutes die personnes intéressées par le nouveau réseau de santé spécialisé sur des questions trans, inter & abinaires (TIA) Agate.

Pour les personnes trans, inter und abinaires ainsi que leur entourage, l’accès à des soins de santé respectueux et compétents au Grand-Duché reste un parcours du combattant. La psychiatrisation et les barrières institutionnelles compliquent encore trop souvent le quotidien. Avec Agate – soutenu et financé par l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte – nous agissons concrètement pour structurer, sur les deux prochaines années, un réseau médical et psychosocial solide et éthique.

Rejoignez-nous pour découvrir le projet et participer activement à l’évolution de l’accès aux soins !

Agenda provisoire (Début : 18h30)

  • Bienvenue & Présentation : Qui nous sommes et notre mission (ITGL asbl).
  • Le concept du réseau médical Agate : Fonctionnement et exemples inspirants à l’étranger.
  • La situation actuelle au Luxembourg : Pourquoi Agate est indispensable (focus sur la dépsychiatrisation et l’accès aux soins pour les personnes TIA & proches).
  • Financement & Lancement du projet : Les deux ans de subvention par l’Œuvre Nationale et la complémentarité d’Agate avec le soutien par les pairs, les activités phares d’ITGL et le réseau caitia.de.
  • Être thérapeute au sein d’Agate : Présentation de la charte, des objectifs cliniques et des principales pratiques éthiques.
  • Être usager_ère au sein d’Agate : Autodétermination, consentément éclairé et présentation du modèle d’auto-évaluation.
  • 19h30 – Questions, Réponses & Échanges ouverts
  • 20h00 – Fin de la rencontre

Quand : Mardi 30 juin 2026 à 18h30

Pour qui : Personnes TIA, proches, allié_exs, professionnel_lexs de santé et toute personne souhaitant soutenir le réseau.

EN: Invitation: First Community Meeting for the „Agate“ Network

On June 30, 2026, we are hosting our very first exchange and information meeting for service users, family members, and anyone interested in the new specialized healthcare network, Agate.

For trans, inter, and abinary (TIA) individuals and their loved ones, accessing respectful and competent healthcare in the Grand Duchy remains a major challenge. Over-psychiatrization and systemic barriers still dictate many healthcare experiences. Funded for the next two years by the Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, the Agate project aims to change this by building a strong, ethically grounded medical and psychosocial network.

Come along to get first-hand information about our goals and help shape the future of healthcare provision!

Provisional Agenda (Start: 18:30)

  • Welcome & Introduction: Who we are and what we do (ITGL asbl).
  • The Agate Medical Network Concept: How it works, including best-practice examples from abroad.
  • The Current Reality in Luxembourg: Why Agate is urgently needed (focus on de-psychiatrization and improving access to care for trans, inter & abinary individuals & their families).
  • Project Launch & Funding: The two-year grant from the Œuvre Nationale, and how Agate seamlessly complements our peer-to-peer support, ITGL’s core activities, and the caitia.de platform.
  • Being a Therapist within Agate: Presentation of the medical charter, quality objectives, and core ethical standards.
  • Being a User within Agate: Self-determination, informed consent, and an introduction to the (self-)evaluation concept.
  • 19:30 – Q&A + Open Discussion
  • 20:00 – Closing

When: Tuesday, June 30, 2026, at 18:30

Who is it for: trans, inter et abinary individuals, relatives, friends, healthcare professionals, and anyone who wants to support the network.

15.07.2026, 18h30 1ère réunion professionnelle des médecins et psychothérapeutes / 1. Treffen von Mediziner_innen und Psychotherapeut_innen, Familljen-Center (à conf.), langues/Sprachen: FR & DE resp. EN
FR : Invitation à la présentation professionnelle : Lancement du réseau de santé « Agate »

Le 30 juin 2026, Intersex & Transgender Luxembourg (ITGL) asbl présentera le nouveau réseau de santé Agate, spécialisé sur les questions trans, inter et abinaires. Cette invitation s’adresse aux médecins et psychothérapeutes inscrits au Collège médical luxembourgeois.

La prise en charge des personnes trans, inter et abinaires (TIA) au Grand-Duché exige des approches modernes et fondées sur des données probantes (evidenced-based). Aujourd’hui encore, les pratiques de soins restent fréquemment marquées par des barrières structurelles et une psychiatrisation historiquement ancrée. Le projet Agate – soutenu et financé par l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte – établit un réseau interdisciplinaire de qualité, basé sur les principes de l’autodétermination de la santé et du consentement éclairé (Informed Consent). Le réseau s’appuie directement sur l’état actuel de la recherche internationale et sur les données scientifiques issues de notre conférence médico-éthique du 6 mai 2026 à Luxembourg. Ces données démontrent la nécessité clinique d’une dépsychiatrisation systématique pour garantir la sécurité durable des personnes trans, inter et abinaires.

Cette rencontre a pour objectif de présenter les critères de collaboration pour les praticien_nexs et de favoriser un échange professionnel autour de la mise en place de standards de qualité communs au Grand-Duché.

Prog. prov.
  • Bienvenue & Contexte : Présentation d’7ITGL asbl et des objectifs stratégiques du projet.
  • Le concept du réseau Agate : Structure, fonctionnement et modèles internationaux de bonnes pratiques pour une prise en charge intégrée.
  • Réalité des soins & Besoins au Luxembourg : Défis actuels dans la prise en charge de la santé des personnes TIA, avec un accent particulier sur la dépsychiatrisation.
  • Structure du projet & Synergies : Le financement initial sur deux ans et l’articulation d’Agate avec le soutien par les pairs existant et le portail d’information caitia.de.
  • Pratique clinique & Éthique au sein d’Agate : Présentation de la charte médicale, des standards de qualité et des lignes directrices éthiques pour les praticien_nexs participant_exs.
  • Approche centrée sur la personne TIA & Évaluation : Mise en œuvre d’outils d’autodétermination, d’auto-évaluation structurée et d’assurance qualité.
  • 19h30 – Discours professionnel (Q&A) & Échanges collégiaux
  • 20h00 – Fin de la rencontre

Date : Mardi 30 juin 2026 à 18h30

Public cible : Médecins inscrits au Collège médical de toutes les spécialités concernées (notamment endocrinologie, gynécologie, urologie, médecine générale) et psychothérapeutes.

DE: Einladung zur Launch des medizinischen Netzwerks „Agate“

Am 30. Juni 2026 stellt Intersex & Transgender Luxembourg (ITGL) asbl das neu gegründete, auf trans, inter und abinäre (TIA) Fragen spezialisierte Gesundheitsnetzwerk Agate vor. Die Einladung richtet sich an im luxemburgischen Collège médical eingetragene Mediziner_innen und Psychotherapeut_innen.

Die Versorgung von trans, inter und abinären Menschen im Großherzogtum erfordert zeitgemäße, evidenzbasierte Ansätze. Noch immer ist die Versorgungspraxis häufig von strukturellen Barrieren und einer historisch gewachsenen Psychiatrisierung geprägt. Das Projekt Agate – gefördert durch die Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte – etabliert ein qualitätsgesichertes, interdisziplinäres Netzwerk, das auf dem Prinzip der gesundheitlichen Selbstbestimmung und der informierten Einwilligung (Informed Consent) basiert. Das Netzwerk stützt sich hierbei direkt auf den aktuellen internationalen Forschungsstand und die wissenschaftlichen Evidenzen, die am 6. Mai 2026 im Rahmen unserer medizin-ethischen Fachkonferenz in Luxemburg umfassend dargelegt wurden. Diese Daten belegen die klinische Notwendigkeit einer konsequenten Entpathologisierung für eine nachhaltige Sicherheit für trans, inter und abinäre Personen.

Das Treffen dient der Vorstellung der Kooperationskriterien für Behandelnde und dem fachlichen Austausch über die Etablierung gemeinsamer Qualitätsstandards im Großherzogtum

Prov. Progr.
  • Begrüßung & Kontext: Vorstellung der ITGL asbl. und der strategischen Projektziele.
  • Das Konzept des Netzwerks Agate: Struktur, Arbeitsweise und internationale Best-Practice-Modelle für eine integrierte Versorgung.
  • Versorgungsrealität & Bedarfe in Luxemburg: Aktuelle Herausforderungen in der TIA-Gesundheitsversorgung unter besonderer Berücksichtigung der Entpathologisierung.
  • Projektstruktur & Synergien: Die zweijährige Anschubfinanzierung und die Verzahnung von Agate mit dem bestehenden Peer-Support sowie dem Informationsportal caitia.de.
  • Klinische Praxis & Ethik bei Agate: Vorstellung der medizinischen Charta, der Qualitätsstandards und der ethischen Leitlinien für teilnehmende Behandelnde.
  • Fokussierung auf TIA Personen & Evaluation: Implementierung von Instrumenten zur Selbstbestimmung, strukturierten (Selbst-)Evaluation und Qualitätssicherung.
  • 19:30 Uhr – Fachlicher Diskurs (Q&A) & kollegialer Austausch
  • 20:00 Uhr – Ende der Veranstaltung

Datum: Dienstag, 30. Juni 2026, um 18:30 Uhr

Zielgruppe: Im Collège médical eingetragene Ärzt_innen aller relevanten Fachrichtungen (insb. Endokrinologie, Gynäkologie, Urologie, Allgemeinmedizin) und Psychotherapeut_innen.

2e trimestre : septembre 2026 – échanges interdisciplinaires et entre pairs.

3e trimestre : novembre/décembre 2026 – échanges interdisciplinaires et entre pairs.

4e trimestre : février/mars 2027 – échanges interdisciplinaires et entre pairs.

Conférences semi-annuelles
„trans whatever – Wenn Worte das Sein einengen. Tagung zum Nachdenken, Akzeptieren & Handeln“ / « trans whatever – Quand les mots restreignent l’être. Journées pour réfléchir, accepter & agir »trans whatever

2026 : Programm/programme

Seminar „Anders behandeln – jenseits von Pathologisierung und Zwang“ für Ärzt_innen / Séminaire « Soigner autrement – au-delà de la pathologisation et de la contrainte » pour les médecins, 06.05.2026 Konferenz „Pathologisierungsfreie Versorgungsansätze für trans Personen – Perspektiven aus Deutschland, Frankreich und Luxemburg“ / Conférence « Approches de soins dépathologisantes pour les personnes trans – Regards croisés entre l’Allemagne, la France et le Luxembourg »

Communications
Introduction : Impulsions internationales pour la pratique

La table ronde a permis d’avoir un aperçu comparatif des approches actuelles de prise en charge non pathologisantes en Allemagne et en France, et de les mettre en relation directe avec la réalité clinique et juridique au Luxembourg. L’accent a été mis sur la dépsychiatrisation des personnes trans et abinaires en bonne santé bénéficiant d’un accompagnement, sur les modèles structurels de soins de première ligne ainsi que sur l’ancrage de l’autodétermination et du consentement éclairé (Informed Consent).

En complément des contributions internationales et des points de vue des personnes concernées, la documentation suivante fournit une synthèse approfondie des questions centrales, identifie les défis communs et présente des pistes concrètes pour le changement de système à venir dans le secteur des soins de santé luxembourgeois pour les personnes trans et abinaires.

Expertise par expérience Selena Pinto, experte par expérience & activiste, Luxembourg

Je parle d’une personne. Une personne que beaucoup d’entre nous connaissent – peut-être sans s’en rendre compte.
Cette personne savait en fait très tôt ce dont elle avait besoin.
Pas nécessairement en termes compliqués.

Mais avec un sentiment très clair :
« Mon corps ne doit pas se développer comme ça. »
Le désir d’une transition médicale n’est pas apparu soudainement.
Il a toujours été là.

Mais il y avait aussi autre chose : l’âge.
Trop jeune.
Trop jeune pour les hormones.
Trop jeune pour les opérations.
Trop jeune pour être prise au sérieux.

La puberté approchait – et avec elle, la peur.
Qu’allait-il advenir de la voix ?
Qu’allait-il advenir du corps ?
De la pousse de la barbe, de la structure osseuse, de tout ce qui ne peut plus être inversé ?

Cette peur n’était pas abstraite.
Elle était bien réelle.
Elle était présente chaque jour.
Et puis la question s’est posée :
Où trouver de l’aide ?

La réponse était : nulle part.
Pas d’informations.
Pas d’interlocuteurs_tricexs.
Aucune école au courant.
Aucun médecin capable de dire : « Voilà comment ça marche. »
Aucune structure pour la soutenir.

Et pourtant, il y aurait des solutions.
Par exemple, les inhibiteurs de la puberté.
Quelque chose qui ne « change pas tout », mais qui, dans un premier temps, ne fait que stopper le processus.
Qui donne du temps.
Qui donne de l’espace pour se sentir en sécurité.
Et même si les gens disent : « C’est peut-être juste une phase » –
pourquoi ne pas accorder précisément ce temps ?

Pourquoi forcer les gens à subir un développement irréversible,
tout en leur disant qu’ils sont trop jeunes pour prendre des décisions ?
Ce n’est pas une protection.
C’est un risque.

Et pendant que tout cela se passe, il se passe autre chose :
Non seulement on est laissé_exs seul_exs,
mais on est aussi catalogué_exs.
Comme « malades ».
Comme « désorienté_exs ».
Comme « souffrant de troubles psychiques ».

Et c’est précisément là que nous en arrivons au sujet qui nous intéresse : la dépathologisation.
Car qu’est-ce que cela signifie au juste ?
Cela signifie qu’être trans n’est pas une maladie.
Que l’identité d’une personne n’a pas besoin d’être diagnostiquée pour être respectée.

Mais la réalité est souvent bien différente.
Car de nombreux_eusexs professionnel_lexs – médecins, psychiatres –
n’ont tout simplement pas les connaissances nécessaires.
Ou bien iels ne sont pas disposés à les acquérir.

Et c’est là un problème.
Car parallèlement, il y a des gens qui doivent acquérir ces connaissances par eux-mêmes.
Sans aide.
Sans conseils.
Par nécessité.
Alors que d’autres portent un titre médical –
mais ne savent pas comment aider.
Ou ne veulent pas aider.

Et cela soulève une question :
Comment se fait-il que dans un métier artisanal –
par exemple celui de coiffeuse –
on soit tenu_e d’apprendre des choses comme la biologie, la communication, le changement de perspective…
…alors que dans le domaine médical, c’est précisément ce changement de perspective qui fait défaut ?

Comment se fait-il que l’empathie et la compréhension ne soient pas des conditions préalables indispensables,
lorsqu’on travaille avec des personnes dont la vie en dépend ?
Où est la compétence ?
Où est la responsabilité ?
Et plus important encore :
où est la volonté d’écouter ?

Car voici quelque chose de très personnel – et en même temps de très universel :
Il y a des gens qui parlent de nombreuses langues.
Beaucoup.
Et pourtant, on ne les comprend pas.
Non pas parce qu’ils ne savent pas s’exprimer.

Mais parce qu’on ne les écoute pas.
Parce qu’on ne veut pas les comprendre.
C’est peut-être ce qu’il y a de plus douloureux dans tout cela.
Ce n’est pas le manque de ressources.
Ce n’est pas seulement le manque de soins médicaux.

Mais le sentiment que :
peu importe la clarté avec laquelle on s’exprime, cela ne passe pas.
Et c’est précisément pour cela que la dépathologisation est si importante.
Car il ne s’agit pas seulement de termes.
Ni seulement de diagnostics.
Il s’agit d’un changement de perspective.

Il s’agit de ne plus considérer les personnes comme un problème,
mais comme des expert_exs de leur propre réalité.
Il s’agit d’écouter.
Vraiment écouter.

Et il s’agit de créer des structures qui soutiennent au lieu de bloquer :

  • Accès à l’information
  • Accès aux soins médicaux
  • Formation du personnel spécialisé
  • Et surtout : le respect

Car personne ne devrait être contraint
de s’expliquer, de se justifier et, en même temps, d’apprendre tout par soi-même,
simplement pour avoir le droit d’exister.
La dépathologisation ne signifie pas qu’il n’y a plus de soutien.
Cela signifie que le soutien s’effectue d’égal à égal.
Que les personnes ne doivent pas d’abord être « assez malades »
pour être prises au sérieux.
Et que nous commençons à reconnaître l’évidence :

les personnes trans ne sont pas le problème.
C’est le système qui l’est.
Merci beaucoup.

Vécus transidentitaires : les conditions du meilleur accompagnement possible
Pr François Medjkane, pédopsychiatre, France

L’accompagnement des vécus transidentitaires s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique de transformation profonde, portée par des évolutions scientifiques, médicales et socioculturelles majeures. Les pratiques contemporaines s’attachent à offrir un cadre interdisciplinaire capable de répondre à la visibilisation croissante des diversités des identités de genre, c’est-à-dire des différentes manières de vivre intimement son genre. L’expérience acquise au sein de dispositifs hospitaliers universitaires spécialisés — comme celui développé au Centre Hospitalier Universitaire de Lille depuis janvier 2016 — démontre l’importance d’accueillir de manière globale et synchrone les enfants, les adolescents, les adultes ainsi que leurs proches, qu’ils soient en questionnement ou engagés dans une trajectoire de transition.

Repères terminologiques et évolutions nosographiques

Cette diapositive pose les fondements terminologiques en définissant la transidentité, l’assignation de genre à la naissance et le concept de trajectoire de transition comme réalignement du vécu intime et de la perception sociale.

Sur le plan scientifique comme en termes de savoir expérientiel, le terme transidentité renvoie au fait de se ressentir d’un genre différent du genre assigné à la naissance. Cette assignation initiale, traditionnellement binaire (masculin ou féminin), repose exclusivement sur l’apparence des organes génitaux externes du nouveau-né. Pourtant, au cours du développement — parfois dès l’âge de 2 ou 3 ans —, un enfant peut exprimer une dissonance entre son vécu intime et cette assignation. Guidée par une véritable « boussole interne », chaque personne cherche naturellement à se percevoir en accord avec son ressenti profond et à être reconnue comme telle par son entourage, engageant ainsi une trajectoire de transition. Celle-ci s’envisage avant tout comme une trajectoire de vie visant à réaligner le vécu intime, l’auto-perception et le regard social.

La recherche médicale et scientifique valide désormais la pluralité des identités de genre, qui s’étendent bien au-delà de la seule binarité des genres. Si les parcours peuvent osciller le long d’un gradient allant du féminin au masculin, une reconnaissance accrue est accordée aux identités non binaires, caractérisées par un positionnement en dehors de cette binarité, à l’instar des personnes agenres (ne se ressentant ni homme ni femme) ou bigenres (se ressentant homme et femme à la fois).

Deux classifications nosographiques majeures ont marqué l’histoire contemporaine de la prise en charge médicale :

  • La dysphorie de genre (DSM-5, 2013) : Introduit par l’Association américaine de psychiatrie, ce diagnostic a permis une avancée conceptuelle cruciale en stipulant que le caractère pathologique ne réside pas dans le vécu transidentitaire lui-même, mais exclusivement dans la souffrance psychique induite par l’incongruence de genre. Ce changement de paradigme a invité les thérapeutes au niveau international à cibler la détresse psychologique plutôt que l’identité de la personne. C’est dans cette même philosophie de respect de l’intégrité des personnes que s’inscrit l’interdiction légale des thérapies de conversion en France, interdisant toute mesure visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’un individu.
  • L’incongruence de genre (CIM[1]-11, Organisation mondiale de la santé) : Cette catégorisation fait date, car elle marque la sortie officielle de la transidentité du registre des troubles psychiatriques pour l’intégrer au chapitre de la santé sexuelle. Ce déplacement est fondamental : il valide le fait que les personnes concernées ne souffrent pas d’une pathologie mentale intrinsèque, mais requièrent néanmoins l’accès à des soins supports spécifiques en vue de leur épanouissement personnel. Pour les équipes cliniques, cette catégorisation offre une base scientifique robuste pour légitimer et structurer l’accompagnement médicalisé.

Cette diapositive illustre l’évolution historique et médicale des diagnostics, mettant en évidence le passage de la dysphorie de genre (DSM-5) à l’incongruence de genre (CIM-11) et laffirmation des identités non binaires.

Données épidémiologiques et modèle de stress des minorités

Sur le plan épidémiologique, les données validées par des consortiums internationaux comme la WPATH (World Professional Association for Transgender Health) établissent que la transidentité concerne environ une personne sur cent, indépendamment de la culture ou de l’époque historique considérée.

Cette diapositive détaille les quatre dimensions du parcours de transition (sociale, hormonale, chirurgicale et juridique) selon les standards de la WPATH (SOC 8), tout en réaffirmant les principes directeurs de dépathologisation, de dépsychiatrisation et d’autodétermination de la personne.

La recherche scientifique s’est largement penchée sur l’identification d’éventuels facteurs causaux (génétiques, hormonaux, neurophysiologiques, neuroanatomiques ou liés aux dynamiques parentales). À ce jour, aucune étude n’a pu identifier de facteur causal unique ou déterministe. La communauté scientifique s’accorde donc à considérer les transidentités comme des variations de la diversité humaine et non comme des pathologies.

Toutefois, si être une personne trans n’est pas une pathologie, cela demeure aujourd’hui un facteur majeur de vulnérabilité en termes de santé mentale, en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes âgés de 15 à 25 ans. La souffrance psychique observée chez ces patients dépend de trois facteurs interconnectés :

  1. L’incongruence de genre : Le mal-être intrinsèque lié à la dissonance entre la perception interne de soi et le genre assigné ou perçu, tel que décrit sous le prisme de la dysphorie.
  2. Les difficultés relationnelles (pairs et parents) : Les données relatives au milieu scolaire révèlent une prévalence alarmante du harcèlement, mesurée à 76 % en 2011 et culminant à 80 % en 2020, ce qui démontre une persistance systémique du phénomène. De plus, le rejet familial apparaît directement corrélé au risque suicidaire. À l’inverse, lorsqu’une famille se montre acceptante et soutenante, les niveaux de risque suicidaire et de troubles dépressifs de l’adolescent rejoignent ceux de la population générale.
  3. Les co-occurrences pédopsychiatriques : Les indicateurs cliniques actuels révèlent qu’une personne trans sur trois réalisera une tentative de suicide au cours de son existence, avec une surmortalité par suicide multipliée par 19 par rapport à la population générale, ce qui atteste de la gravité extrême des passages à l’acte. De surcroît, le risque de développer un trouble dépressif est multiplié par 4, et celui d’un trouble anxieux généralisé par 3.

Cette diapositive est essentielle pour exposer les données chiffrées de santé mentale : les taux de harcèlement scolaire (76% et 80%), la prévalence des tentatives de suicide (1/3) et les sur-risques de dépression et d’anxiété.

Pour expliquer cette surreprésentation des troubles psychiatriques, la clinique s’appuie sur le modèle de stress des minorités sexuelles (développé par Meyer en 2003 et adapté spécifiquement à la population trans par Testa en 2015). Ce modèle démontre que les co-occurrences psychiatriques ne sont pas inhérentes à la transidentité, mais résultent directement du stress chronique engendré par la stigmatisation, le rejet et les discriminations sociales. Ces différents facteurs s’alimentent mutuellement : une faible estime de soi entrave l’intégration sociale, tandis que le rejet par les pairs fragilise la construction narcissique de l’individu.

Les principes d’un accompagnement global et transaffirmationnel

Une prise en charge efficiente implique d’apporter des réponses spécifiques et synchrones à l’ensemble de ces facteurs de vulnérabilité. Le parcours de transition répond directement à l’incongruence de genre, mais il doit obligatoirement s’accompagner d’une vigilance accrue concernant la scolarité ou l’emploi, d’un soutien social et associatif proactif, et de soins en santé mentale adaptés en cas de trouble psychiatrique avéré. Le principal levier de changement réside dans la concomitance des interventions : le parcours de transition et les soins de santé mentale doivent se déployer de manière synchrone.

Cette diapositive synthétise la vision globale du projet de soins, illustrant l’interdépendance et la nécessaire simultanéité entre le parcours de transition, le soutien de l’environnement (scolaire/associatif) et les soins de santé mentale.

Sur le territoire français, les modalités actuelles associent étroitement le support médical au tissu associatif, notamment à travers les dispositifs de pair-aidance, scientifiquement reconnus comme l’un des meilleurs facteurs de protection de la santé mentale. Les recommandations publiées par la Haute Autorité de Santé (HAS) s’alignent sur les directives internationales de la WPATH et consacrent trois piliers fondamentaux :

  • La dépathologisation : Considérer les transidentités comme des variations saines du développement humain.
  • La dépsychiatrisation : Affirmer l’absence de contre-indication psychiatrique systématique à la réalisation d’un parcours de transition.
  • L’autodétermination : Postuler que seule la personne elle-même est légitime pour définir son identité et identifier ses besoins spécifiques (qu’ils impliquent des démarches de transition sociale, hormonale, chirurgicale ou juridique). Il convient de noter que la transition administrative et juridique est totalement indépendante et autonome de l’avancée d’un éventuel parcours de soins médicalisés.

Cette diapositive introduit le cadre de la HAS et détaille le triptyque fondamental : Dépathologisation, Dépsychiatrisation, Autodétermination, ainsi que l’articulation du consentement éclairé.

La psychothérapie transaffirmative et l’exploration de genre

La transition sociale — qui englobe l’affirmation de soi face à soi-même et face aux autres en adéquation avec son sentiment intime de genre — constitue l’espace privilégié des professionnels de la santé mentale (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes). Les indications d’une psychothérapie transaffirmative sont larges : elles incluent les situations de conflits identitaires face à un environnement non facilitant, la présence de co-occurrences psychiatriques (qu’elles soient un retentissement du stress de minorité ou un trouble indépendant) ou une simple demande d’accompagnement de la part de l’intéressé ou de sa famille.

Cette diapositive illustre concrètement les étapes de la transition sociale accompagnées en thérapie, telles que le choix du prénom d’usage, l’expression vestimentaire et l’aménagement des espaces du quotidien (toilettes, vestiaires).

L’intervention repose sur la création d’un espace thérapeutique sécurisant (safe) favorisant la compréhension de soi et le repérage des facteurs de stress et de résilience. Elle prend également la forme d’une thérapie d’exploration de genre, outil déontologique et technique visant à guider la personne vers la prise de décision la plus éclairée et adaptée à sa situation. Dans ce cadre, des mises en situation concrètes, progressives et exemptes de mise en danger, constituent des protocoles robustes validés au niveau international pour aider le patient à évaluer la pertinence de son parcours de transition, tout en impliquant activement les proches et les institutions (scolaires ou professionnelles).

Cette diapositive illustre concrètement les étapes de la transition sociale accompagnées en thérapie et dans l’exploration de genre, telles que le choix du prénom d’usage, l’expression vestimentaire et l’aménagement sécurisé des espaces du quotidien (toilettes, vestiaires, milieu scolaire ou professionnel).

La question des parcours discontinués et des regrets

L’analyse scientifique des situations de regret, de détransition ou de parcours discontinués se heurte à la rareté statistique de ces événements, rendant la production de données robustes complexe. La littérature internationale fait état d’un taux de regret oscillant entre 0,1 % et 1,3 % selon les cohortes considérées.

Cette diapositive présente les données chiffrées essentielles sur les regrets et les détransitions, démontrant leur rareté statistique (0,1% à 13%) et mettant en lumière l’impact prépondérant des facteurs environnementaux externes (80%).

« L’analyse scientifique des situations de regret, de détransition ou de parcours discontinués se heurte à la rareté statistique de ces événements… »

À ce titre, il convient de souligner une nuance méthodologique cruciale : la littérature montre que les taux supérieurs à 1–2 % proviennent souvent d’études plus anciennes, dont les biais sont aujourd’hui documentés (comme l’assimilation erronée des « perdus de vue » à des cas de regret, ou l’inclusion de personnes ayant interrompu leur parcours uniquement en raison du stress de minorité et de la transphobie ambiante, et non par un alignement de genre erroné). À l’inverse, les méta-analyses et cohortes contemporaines de grande envergure (comme Bustos et al., 2021) situent le regret authentique à un niveau extrêmement faible, inférieur à 1 %.

L’apport majeur des investigations cliniques réside précisément dans l’analyse étiologique de ces situations : ces regrets sont majoritairement dictés par des facteurs environnementaux externes, au premier rang desquels figurent l’absence de soutien, l’isolement social et le rejet actif de l’entourage familial, scolaire ou professionnel. Face à ce constat, les préconisations scientifiques invitent non pas à restreindre l’accès aux soins d’affirmation, mais à intensifier la déstigmatisation des vécus trans, à consolider l’accompagnement par l’exploration de genre et à sanctuariser le processus d’autodétermination.

Conclusion

L’évolution des pratiques d’accompagnement des personnes trans dépasse le seul champ de l’affirmation de genre pour interroger plus globalement l’éthique des soins contemporains. Les enseignements tirés de ces suivis cliniques invitent à repenser la relation médecin-patient vers un modèle plus horizontal, fondé sur le partenariat et le respect de l’autonomie du patient. Ils engagent le corps médical à inscrire l’action soignante au-delà de la simple réduction de la souffrance symptomatique, pour l’orienter vers une véritable démarche de promotion de la santé, de l’autonomie et de l’épanouissement global de l’individu.


[1] Classification internationale des maladies.

Dr. Michael Szukaj

Transidentité et santé mentale : Analyse comparative des pratiques et des recommandations (France – Luxembourg)
Dr Sophie Jackson, psychiatre, Luxembourg

L’accompagnement des personnes transidentitaires au sein du système de santé soulève des enjeux majeurs, tant sur le plan des modalités de prise en charge que sur celui de l’impact psychologique des parcours de transition. À travers une analyse comparative des pratiques en France et au Luxembourg, ainsi qu’au regard des directives internationales (SOC-8) de la World Professional Association for Transgender Health (WPATH), il apparaît essentiel de documenter les évolutions récentes vers une dépsychiatrisation des parcours et de mesurer la prévalence des troubles co-occurrents liés aux facteurs environnementaux.

Le cadre réglementaire et les recommandations institutionnelles

Les dispositions en France et les recommandations de la HAS

Le modèle français a récemment évolué avec la publication de nouvelles recommandations par la Haute Autorité de Santé (HAS) en juillet 2025, sachant que la version précédente datait de 2009.

Prise en charge financière et rôle du médecin généraliste : Pour la demande de prise en charge par la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie), le médecin généraliste fait une demande d’ALD (Affection Longue Durée). Ce dispositif, commun à toutes les maladies chroniques, permet une prise en charge à 100 % (sans aucun reste à charge pour le patient) pour l’ensemble des rendez-vous, y compris avec le psychiatre, les traitements médicamenteux, chirurgicaux (sous conditions) et les soins annexes comme l’orthophonie pour la modification de la voix. La liste des soins est établie par le médecin généraliste, puis la CPAM l’accepte partiellement ou entièrement. Sans ALD, la CPAM prend en charge les soins à 70 % et le reste est couvert par la mutuelle. On observe d’ailleurs une variabilité selon les régions pour l’acceptation : à Besançon, par exemple, l’épilation faciale était le plus souvent prise en charge.

Prise en charge de l’hormonothérapie : Pour avoir accès à l’hormonothérapie, une consultation chez un médecin généraliste formé est suffisante. Il n’est pas nécessaire de passer par un endocrinologue et, surtout, la prescription d’hormones n’est pas conditionnée par une consultation psychiatrique.

Prise en charge de la chirurgie : Pour la chirurgie, l’ALD est requise, et seuls les actes considérés comme médicaux (et non esthétiques) sont pris en charge. La chirurgie doit être réalisée dans un cadre conventionné, ce qui signifie que les éventuels dépassements d’honoraires restent à la charge du patient ou de sa mutuelle.

Principes cliniques de la HAS

En France, les médecins s’appuient sur ces recommandations de la HAS, qui font office de guide de bonnes pratiques. Il y est indiqué textuellement que l’identité de genre ne doit pas faire l’objet d’une évaluation psychiatrique diagnostique.

L’accueil initial se fait par un professionnel de premier recours (en général le médecin traitant, mais cela peut être une autre spécialité). Il est recommandé d’individualiser l’accompagnement selon les besoins, d’accueillir le patient sans jugement ni idée préconçue, de fournir un environnement bienveillant et d’utiliser le prénom et les pronoms demandés. Note : Pour l’instant, cela ne concerne que les adultes, les recommandations pour les enfants devant sortir cette année.

Pour l’entretien initial, la HAS recommande d’explorer l’histoire en lien avec l’incongruence de genre et sa persistance dans le temps, d’établir les besoins pour un parcours personnalisé et de souligner l’importance du consentement éclairé. Il faut aussi évaluer les ressources de l’individu (cercles relationnels, sociaux, associatifs). À Besançon, par exemple, un groupe de parole mensuel avait été mis en place pour les proches. Enfin, tout au long du parcours, il est nécessaire d’informer sur les options, les bénéfices et les risques (y compris les résultats attendus et les limites des traitements). L’information sur la fertilité est obligatoire, avec la proposition systématique d’une consultation sur la préservation des gamètes.

Santé mentale et recommandations de la HAS

Aucune psychothérapie n’est obligatoire de façon systématique. Le repérage de troubles psychiatriques, neurodéveloppementaux ou de problèmes psychosociaux peut être réalisé directement par le professionnel de premier recours (le médecin traitant). Si un soutien par un psychiatre ou un psychologue est nécessaire, le médecin oriente le patient, mais cela ne doit pas entraîner de délai de prise en charge supplémentaire et doit s’organiser en parallèle du processus global.

Le rôle du psychiatre ou du psychologue est alors d’apporter des outils d’affirmation de soi, d’enseigner des techniques de gestion du stress et de faire de la psychoéducation centrée sur la lutte contre les stéréotypes. Par ailleurs, les thérapies de conversion ont amplement montré leur effet délétère et sont interdites par la loi en France depuis 2022.

Comparaison avec les standards internationaux (SOC-8) et les spécificités luxembourgeoises

Les Standards de Soins de la WPATH (SOC-8)

Les recommandations internationales de la SOC-8 (datant de 2022) partagent de nombreux éléments communs avec la HAS. L’évaluation initiale doit être réalisée par des professionnels capables de détecter les problèmes de santé mentale et de les distinguer de la dysphorie de genre, mais cela peut tout à fait être fait par des infirmiers, et pas forcément par des médecins.

Les critères de la SOC-8 reposent sur les points suivants :

  • Favoriser l’alliance thérapeutique et évaluer le consentement au traitement.
  • Constater une incongruence de genre marquée et soutenue dans le temps.
  • Exclure d’autres causes : la seule contre-indication réelle est l’épisode psychotique aigu, où l’on attend de voir si la transidentité reste présente en dehors de cet épisode.
  • Évaluer les besoins psychosociaux et aborder la transition sociale (sachant qu’elle n’est pas obligatoire pour accéder aux traitements).
  • Informer de manière indispensable sur les effets sur la fertilité et explorer les options de conservation des gamètes.

Cette répétition montre que les recommandations françaises sont désormais globalement alignées sur les standards internationaux, contrairement au Luxembourg. Cela reste toutefois très récent.

Le consentement éclairé

Le consentement éclairé signifie que les patients ont le droit de prendre une décision volontaire et lucide concernant leurs soins. Ils doivent connaître la nature, les risques et les avantages des options qui s’offrent à eux, y compris les effets secondaires des hormones, et ont le droit de refuser un traitement.

Le consentement peut s’avérer plus complexe en cas de troubles cognitifs ou de psychoses, mais il n’y a pas de contre-indication absolue. La SOC-8 conseille alors une concertation multidisciplinaire (une réunion où plusieurs médecins de spécialités différentes discutent ensemble de la meilleure alternative). Bien entendu, les troubles anxieux, dépressifs ou neurodéveloppementaux (comme les troubles du spectre autistique ou le TDAH) n’empêchent en rien de donner un consentement éclairé, car ils n’altèrent pas la capacité de jugement.

Transidentité, santé mentale et réalités cliniques

Quelques statistiques générales

Les données statistiques mettent en évidence une vulnérabilité psychologique importante, directement liée à l’environnement social :

Indicateur de santé mentalePrévalence / Risque par rapport à la population générale
Risque suicidaire8 fois plus élevé
Tentative de suicide (historique)Environ 1/3 des personnes transidentitaires (33%)
Risque dépressif4 fois plus élevé
Anxiété socialeTouche 31% des personnes transidentitaires
Troubles des conduites alimentaires (TCA)Risque et préoccupations corporelles significativement plus élevés

Tab. 1 : Prévalence / Risque par rapport à la population générale

À l’inverse, l’accès à la transition (qu’elle soit sociale, hormonale ou chirurgicale) améliore nettement ces troubles. De nombreuses études démontrent une nette amélioration de la qualité de vie, de la satisfaction corporelle et de la santé mentale (baisse de l’anxiété, de la dépression et des idées suicidaires). L’hormonothérapie en elle-même diminue la dépression et l’anxiété, et l’accès aux traitements médicaux d’affirmation de genre est directement associé à une réduction substantielle du risque de tentative de suicide1,2,3,4,5,6,7,8.  

Le poids des facteurs environnementaux : Stigmatisation et discriminations

Ces risques élevés d’anxiété et de dépression s’expliquent par le fait que de nombreuses personnes trans sont victimes de stigmatisation, de préjugés, de discriminations, de harcèlement, d’abus et de violences. Cela entraîne une marginalisation sociale, économique et juridique, et a des conséquences graves sur la santé, allant jusqu’à la mort (par agression ou suicide).

Le milieu médical n’est d’ailleurs pas épargné : beaucoup de personnes trans subissent des discriminations et de mauvais traitements dans les milieux de soin, ce qui conduit à des impacts négatifs et à des soins non optimaux.

En France, selon des données de 2014, 82% des personnes transidentitaires déclaraient avoir subi des discriminations transphobes au cours des 12 derniers mois9. Cela inclut tous les espaces sociaux : l’école, l’espace public, les services publics et privés, ainsi qu’une forte discrimination à l’embauche, des moqueries fréquentes, du harcèlement de rue, des difficultés d’accès au logement et, très souvent, un rejet familial. Ces violences répétées depuis l’enfance ont pour conséquence directe des troubles de stress post-traumatique (TSPT) et des troubles de stress post-traumatique complexes (TSPT-C).

Liens avec les Troubles du Neurodéveloppement (TND)

Les études montrent qu’environ 11% des personnes trans présenteraient un TSA (Trouble du Spectre Autistique)10,11, contre 1 à 2% en population générale, et qu’il y aurait environ 7% de personnes trans au sein de la population autiste (données issues d’une méta-analyse réalisée à Lyon 12). Bien qu’aucune cause n’ait été formellement établie, deux hypothèses peuvent être avancées :

  1. Dans l’autisme, les normes sociales sont généralement moins intégrées, ce qui peut amener à se questionner plus librement sur le genre (on retrouve d’ailleurs davantage de personnes non-binaires chez les personnes autistes).
  2. Comme les personnes trans passent encore quasi systématiquement par une consultation psychiatrique, les troubles du neurodéveloppement y sont plus souvent dépistés, alors qu’ils restent sous-diagnostiqués dans la population générale.

De même, la prévalence des personnes trans est également plus importante au sein de la population présentant un TDAH.

Synthèse des pratiques et observations cliniques comparées

En comparant la pratique libérale en France (Besançon, pendant 7 ans) et au Luxembourg (depuis un an), on observe une forte similitude générale, notamment sur la nécessité de respecter les prénoms/pronoms, de prendre en compte la non-binarité, d’explorer l’histoire de l’incongruence pour identifier les traumatismes, et d’éviter d’imposer un parcours type rigide. Le rôle du praticien est d’accompagner la réflexion, de valider le consentement et d’évoquer dès le départ l’impact sur la fertilité.

Lors de la première consultation, le bilan de santé mentale recherche les antécédents, les co-occurrences (anxiété, dépression, TSPT) et repère les TND (TSA, TDAH) sans imposer de tests complets systématiques. Le traitement peut inclure des antidépresseurs et des psychothérapies adaptées (soutien, EMDR pour les traumatismes) tout en évaluant le système de soutien psychosocial.

Les divergences majeures avec le Luxembourg

Au Luxembourg, le cadre impose des contraintes spécifiques : il est obligatoire d’établir un diagnostic formel et de rédiger un rapport psychiatrique pour obtenir la prise en charge par la CNS.

Cette obligation fait peser une pression beaucoup plus importante sur les patients, ce qui peut altérer l’alliance thérapeutique et aggraver les troubles anxieux et dépressifs. Cliniquement, il y a une différence d’efficacité majeure entre une consultation imposée et une démarche volontaire.

Pourtant, les co-occurrences psychiatriques ne contre-indiquent pas l’accès aux traitements d’affirmation de genre. Les prises en charge se font en parallèle : il n’y a pas besoin de guérir d’abord une dépression pour commencer la transition. La seule contre-indication psychiatrique réelle reste l’état psychotique aigu.

La dépsychiatrisation (comme en France) offre des avantages évidents : un accès plus rapide à l’hormonothérapie améliore la santé et réduit le risque suicidaire, tandis qu’une démarche volontaire fortifie l’alliance thérapeutique. De plus, simplifier les procédures officielles limite le découragement et réduit le risque que les patients achètent des traitements hors prescription sur internet.

Données cliniques personnelles (Besançon vs Luxembourg)

À titre indicatif, la part de patients trans représentait environ 14% de la patientèle en France et environ 20% au Luxembourg, avec dans les deux cas environ 30% de personnes non-binaires.

Tab. 2 : Troubles psychiatriques et troubles neuro-développementaux

Le profil clinique des patients suivis montre les prévalences suivantes :

  • Troubles dépressifs : Environ 70% des patients (légèrement plus au Luxembourg).
  • Troubles anxieux : Environ 603% des patients dans les deux pays.
  • TSA et TDAH : On note 44% de TSA et 50% de TDAH parmi les patients au Luxembourg. Ce taux, plus élevé qu’en France, s’explique principalement par le fait qu’en début d’activité à Besançon, le praticien n’était pas encore formé à ce repérage spécifique.

En analysant de près les troubles dépressifs, on constate que 30% des patients ne présentent aucun trouble dépressif ni antécédent, prouvant que la dépression n’est pas inhérente à la transidentité. De plus, les dépressions causées exclusivement par la dysphorie de genre pure sont infimes (5% au Luxembourg, 0% en France) ; l’immense majorité des troubles est liée à des causes externes ou mixtes (environnement, burnout, deuils et transphobie). Enfin, concernant le syndrome de stress post-traumatique, 40% des cas de PTSD dans les deux pays sont directement liés aux agressions transphobes et à la transphobie, ce qui est un chiffre considérable.

Conclusion

En somme, les recommandations internationales et l’évolution de la HAS en France convergent vers la dépsychiatrisation. Le consentement éclairé doit être au centre du parcours. Si les co-occurrences avec l’anxiété ou la dépression sont fréquentes, elles découlent avant tout des violences subies et de la transphobie environnante. C’est pourquoi l’accompagnement psychiatrique ou psychologique s’avère bien plus bénéfique et mieux vécu lorsqu’il repose sur une démarche volontaire et non sur une contrainte administrative.

Bibliographie

1 : Baker, K.E., Wilson, L.M., Sharma, R., Dukhanin, V., McArthur, K. et Robinson, K.A. (2021). Hormone Therapy, Mental Health, and Quality of Life Among Transgender People: A Systematic Review. Journal of the Endocrine Society, 5(4). bvab011, https://doi.org/10.1210/jendso/bvab011.

2 : De Cuypere, G., Elaut, E., Heylens, G., Van Maele, G., Selvaggi, G., T’Sjoen, G., Rubens, R., … Monstrey, S. (2006). Long-term follow-up: psychosocial outcome of Belgian transsexuals after sex reassignment surgery. Sexologies, 15(2). pp. 126-133. https://doi.org/10.1016/j.sexol.2006.04.002.

3 : Aldridge, Z., Patel, S., Guo, B., Nixon, E., Bouman,W. P., Witcomb, G. et Arcelus, J. (2020). Long term effect of gender affirming hormone treatment on depression and anxiety symptoms in transgender people: A prospective cohort study. Andrology, 9(6). pp. 1808-1816. https://doi.org/10.1111/andr.12884.

4 : Nguyen, H.B., Chavez, A.M., Lipner, E., Hantsoo, L., Kornfield, S.L., Davies, R.D. et Epperson, C.N. (2018). Gender-affirming hormone use in transgender individuals: Impact on behavioral health and cognition. Current Psychiatry Reports, 20(110). https://doi.org/10.1007/s11920-018-0973-0.

5 : Nobili, A., Glazebrook, C. et Arcelus, J. (2018). Quality of life of treatment-seeking transgender adults: A systematic review and meta-analysis. Reviews in Endocrine and Metabolic Disorders, 19(3), pp. 199-220. https://doi.org/10.1007/s11154-018-9459-y.

6 : Owen-Smith, A.A., Gerth, J., Sineath, R.C., Barzilay, J., Becerra-Culqui, T.A., Getahun, D., …Goodman, M. (2018). Association between gender confirmation treatments and perceived gender congruence, body image satisfaction, and mental health in a cohort of transgender individuals. The Journal of Sexual Medicine, 15(4), pp. 591-600. https://doi.org/10.1016/j.jsxm.2018.01.017.

7: Rowniak, S., Bolt, L. et Sharifi, C. (2019). Effect of cross-sex hormones on the quality of life, depression and anxiety of transgender individuals: A quantitative systematic review. JBI Evidence Synthesis, 17(9), pp. 1826-1854. https://doi.org/10.11124/JBISRIR-2017-003869.

8 : Bauer, G.R., Scheim, A.I., Pyne, J., Travers, R. et Hammond, R. (2015). Intervenable factors associated with suicide risk in transgender persons: a respondent driven sampling study in Ontario, Canada. BMC Public Health, 15,(525). https://doi.org/10.1186/s12889-015-1867-2.

9 : Alessandrin, A. (2022). Sociologie des transidentités. Médecine/Sciences, 38(10), pp. 816-820. https://doi.org/10.1051/medsci/2022129.

10: Warrier, V., Greenberg, D.M., Weir, E., Buckingham, C., Smith P., Lai, M.C., Allison, C. et Baron-Cohen S. (2020). Elevated rates of autism, other neurodevelopmental and psychiatric diagnoses, and autistic traits in transgender and gender-diverse individuals. Nature Communications, 11(3959). https://doi.org/10.1038/s41467-020-17794-1.

11: Thrower, E., Bretherton, I., Pang, K.C., Zajac J.D. et Cheung A.S. (2020). Prevalence of Autism Spectrum Disorder and Attention-Deficit Hyperactivity Disorder Amongst Individuals with Gender Dysphoria: A Systematic Review. Journal of Autism and Developmental Disorders, 50. pp. 695–706. https://doi.org/10.1007/s10803-019-04298-1.

12 : Bonazzi, G., Peyroux, E., Jurek, L., Giroudon, C., Souiller, L., Nourredine, M. et Demily, C. (2025). Gender on the Spectrum: Prevalence of gender variance in autism spectrum disorders: a systematic review and meta-analysis. Autism in Adulthood, 0. https://doi.org/10.1089/aut.2024.0202.


Vorträge
Einführung: Internationale Impulse für die Praxis

Die Fachdiskussion bot einen vergleichenden Einblick in aktuelle, pathologisierungsfreie Versorgungsansätze in Deutschland und Frankreich und setzte diese in direkte Beziehung zur klinischen und rechtlichen Realität in Luxemburg. Im Mittelpunkt standen die Entpsychiatrisierung gesunder trans und abinärer Personen der Begleitung, strukturelle Versorgungsmodelle der Primärversorgung sowie die Verankerung von Selbstbestimmung und informierter Einwilligung (Informed Consent).

Ergänzend zu den internationalen Beiträgen und den Perspektiven betroffener Personen liefert die folgende Dokumentation eine fundierte Synthese der Kernfragen, identifiziert gemeinsame Herausforderungen und zeigt konkrete Impulse für den anstehenden Systemwechsel in der luxemburgischen Gesundheitsversorgung von trans und abinären Menschen auf.

Erfahrungsexpertise Selena Pinto, Erfahrungsexpertise & Aktivistin

Ich spreche von einer Person. Einer Person, die viele von uns kennen – vielleicht ohne es zu merken.
Diese Person wusste eigentlich schon sehr früh, was sie braucht.
Nicht unbedingt in komplizierten Begriffen.

Aber in einem ganz klaren Gefühl:
„So wie mein Körper sich entwickeln wird, darf es nicht sein.“
Der Wunsch nach einer medizinischen Transition war nicht plötzlich da.
Er war immer da.

Aber da war auch etwas anderes: das Alter.
Zu jung.
Zu jung für Hormone.
Zu jung für Operationen.
Zu jung, um ernst genommen zu werden.

Und gleichzeitig lief die Zeit.
Die Pubertät kam näher – und mit ihr die Angst.
Was passiert mit der Stimme?
Was passiert mit dem Körper?
Mit Bartwuchs, mit Knochenstruktur, mit allem, was sich nicht mehr rückgängig machen lässt?

Diese Angst war nicht abstrakt.
Sie war konkret.
Sie war jeden Tag da.
Und dann kam die Frage:
Wo bekommt man Hilfe?

Die Antwort war: nirgends.
Keine Informationen.
Keine Ansprechpartner.
Keine Schule, die etwas weiß.
Keine Ärzt_innen, die sagen können: „So geht das.“
Keine Struktur, die auffängt.

Und dabei gäbe es Möglichkeiten.
Zum Beispiel Pubertätsblocker.
Etwas, das nicht „alles verändert“, sondern erstmal nur stoppt.
Zeit gibt.
Raum gibt, um sicher zu sein.
Und selbst wenn Menschen sagen: „Vielleicht ist es nur eine Phase“ –
warum gibt man dann nicht genau diese Zeit?

Warum zwingt man Menschen, durch eine irreversible Entwicklung zu gehen,
während man gleichzeitig sagt, sie seien zu jung, um Entscheidungen zu treffen?
Das ist kein Schutz.
Das ist ein Risiko.

Und während all das passiert, passiert noch etwas anderes:
Man wird nicht nur allein gelassen.
Man wird auch eingeordnet.
Als „krank“.
Als „verwirrt“.
Als „psychisch gestört“.

Und genau hier sind wir beim Thema: Depathologisierung.
Denn was bedeutet das eigentlich?
Es bedeutet, dass Transsein keine Krankheit ist.
Dass die Identität eines Menschen nicht diagnostiziert werden muss, um respektiert zu werden.

Aber die Realität sieht oft anders aus.
Denn viele Fachpersonen – Ärzt_innen, Psychiater_innen –
haben schlicht nicht das Wissen.
Oder sie haben nicht die Bereitschaft, es sich anzueignen.

Und das ist ein Problem.
Denn gleichzeitig gibt es Menschen, die sich dieses Wissen selbst aneignen müssen.
Ohne Unterstützung.
Ohne Anleitung.
Aus Notwendigkeit.
Während andere einen medizinischen Titel tragen –
aber nicht wissen, wie sie helfen können.
Oder nicht helfen wollen.

Und da stellt sich eine Frage:
Wie kann es sein, dass in einem Handwerksberuf –
zum Beispiel als Friseurin –
man verpflichtet ist, Dinge zu lernen wie Biologie, Kommunikation, Perspektivwechsel…
…aber im medizinischen Bereich genau dieser Perspektivwechsel fehlt?

Wie kann es sein, dass Empathie und Verständnis keine Grundvoraussetzung sind,
wenn man mit Menschen arbeitet, deren Leben davon abhängt?
Wo ist die Kompetenz?
Wo ist die Verantwortung?
Und noch wichtiger:
Wo ist der Wille, zuzuhören?

Denn hier kommt etwas sehr Persönliches – und gleichzeitig etwas sehr Universelles:
Es gibt Menschen, die sprechen viele Sprachen.
Sehr viele.
Und trotzdem werden sie nicht verstanden.
Nicht, weil sie sich nicht ausdrücken können.

Sondern weil ihnen nicht zugehört wird.
Weil sie nicht verstanden werden wollen.
Das ist vielleicht das Schmerzhafteste an allem.
Nicht die fehlenden Ressourcen.
Nicht nur die fehlende Medizin.

Sondern das Gefühl:
Egal, wie klar man spricht – es kommt nicht an.
Und genau deshalb ist Depathologisierung so wichtig.
Weil es nicht nur um Begriffe geht.
Nicht nur um Diagnosen.
Es geht um einen Perspektivwechsel.

Es geht darum, Menschen nicht mehr als Problem zu sehen,
sondern als Expert_innen ihrer eigenen Realität.
Es geht darum, zuzuhören.
Wirklich zuzuhören.

Und es geht darum, Strukturen zu schaffen, die unterstützen statt blockieren:
• Zugang zu Informationen
• Zugang zu medizinischer Versorgung
• Ausbildung für Fachpersonal
• und vor allem: Respekt

Denn niemand sollte gezwungen sein,
sich selbst zu erklären, zu rechtfertigen und gleichzeitig alles selbst zu lernen,
nur um existieren zu dürfen.
Depathologisierung bedeutet nicht, dass es keine Unterstützung mehr gibt.
Es bedeutet, dass Unterstützung auf Augenhöhe stattfindet.
Dass Menschen nicht erst „krank genug“ sein müssen,
um ernst genommen zu werden.
Und dass wir anfangen, das Offensichtliche anzuerkennen:

Trans Menschen sind nicht das Problem.
Das System ist es.
Vielen Dank.

Transidentitäre Erfahrungen: Voraussetzungen für eine bestmögliche Begleitung
Prof. François Medjkane, Kinder- und Jugendpsychiater, Frankreich

Die Begleitung von Transidentitätserfahrungen ist heute Teil eines tiefgreifenden Wandels, der von bedeutenden wissenschaftlichen, medizinischen und soziokulturellen Entwicklungen vorangetrieben wird. Die heutigen Praktiken zielen darauf ab, einen interdisziplinären Rahmen zu bieten, der der zunehmenden Sichtbarkeit der Vielfalt von Geschlechtsidentitäten – also der unterschiedlichen Arten, das eigene Geschlecht im Intimleben zu erleben – gerecht wird. Die Erfahrungen, die in spezialisierten Universitätskliniken gesammelt wurden – wie beispielsweise in der seit Januar 2016 am Centre Hospitalier Universitaire de Lille entwickelten Einrichtung – zeigen, wie wichtig es ist, Kinder, Jugendliche, Erwachsene sowie deren Angehörige ganzheitlich und synchron zu betreuen, unabhängig davon, ob sie sich in einer Phase der Selbstfindung befinden oder bereits einen Übergangsprozess durchlaufen.

Sowohl in wissenschaftlicher Hinsicht als auch im Sinne von Erfahrungswissen bezieht sich der Begriff „Transidentität“ auf das Gefühl, einem anderen Geschlecht anzugehören als dem bei der Geburt zugewiesenen. Diese anfängliche Zuweisung, die traditionell binär ist (männlich oder weiblich), stützt sich ausschließlich auf das Aussehen der äußeren Geschlechtsorgane des Neugeborenen. Im Laufe der Entwicklung – manchmal bereits im Alter von 2 oder 3 Jahren – kann ein Kind jedoch eine Diskrepanz zwischen seinem inneren Empfinden und dieser Zuordnung zum Ausdruck bringen. Geleitet von einem echten „inneren Kompass“ strebt jeder Mensch ganz natürlich danach, sich im Einklang mit seinem tiefsten Empfinden wahrzunehmen und von seinem Umfeld als solcher anerkannt zu werden, und begibt sich so auf einen Übergangsweg. Dieser ist in erster Linie als Lebensweg zu verstehen, der darauf abzielt, das innere Empfinden, die Selbstwahrnehmung und die gesellschaftliche Wahrnehmung in Einklang zu bringen.

Diese Folie legt die terminologischen Grundlagen fest, indem sie Transidentität, die Geschlechtszuweisung bei der Geburt und das Konzept des Übergangs als Angleichung des inneren Erlebens an die gesellschaftliche Wahrnehmung definiert.

Die medizinische und wissenschaftliche Forschung bestätigt mittlerweile die Vielfalt der Geschlechtsidentitäten, die weit über die reine Zweigeschlechtlichkeit hinausgeht. Auch wenn sich die Lebenswege entlang eines Spektrums von weiblich bis männlich bewegen können, findet eine zunehmende Anerkennung nicht-binärer Identitäten statt, die sich außerhalb dieser Zweigeschlechtlichkeit positionieren, wie beispielsweise bei agender Personen (die sich weder als Mann noch als Frau fühlen) oder bigender Personen (die sich gleichzeitig als Mann und Frau fühlen).

Zwei bedeutende nosografische Klassifikationen haben die jüngste Geschichte der medizinischen Versorgung geprägt:

  • Geschlechtsdysphorie (DSM-5, 2013): Diese von der American Psychiatric Association eingeführte Diagnose ermöglichte einen entscheidenden konzeptionellen Fortschritt, indem sie feststellte, dass der pathologische Charakter nicht in der Transidentität selbst liegt, sondern ausschließlich in dem psychischen Leiden, das durch die Geschlechtsinkongruenz hervorgerufen wird. Dieser Paradigmenwechsel hat Therapeut_innen weltweit dazu veranlasst, den Fokus eher auf die psychische Belastung als auf die Identität der Person zu legen. In diese Philosophie der Achtung der Integrität des Menschen fügt sich auch das gesetzliche Verbot von Konversionstherapien in Frankreich ein, das jegliche Maßnahmen untersagt, die darauf abzielen, die sexuelle Orientierung oder die Geschlechtsidentität einer Person zu verändern.
  • Geschlechtsinkongruenz (ICD-11[1], Weltgesundheitsorganisation): Diese Kategorisierung ist wegweisend, da sie die offizielle Streichung der Transidentität aus dem Register der psychiatrischen Störungen und ihre Aufnahme in das Kapitel zur sexuellen Gesundheit markiert. Diese Verlagerung ist von grundlegender Bedeutung: Sie bestätigt, dass die betroffenen Personen nicht an einer intrinsischen psychischen Erkrankung leiden, sondern dennoch Zugang zu spezifischer unterstützender Versorgung benötigen, um sich persönlich entfalten zu können. Für klinische Teams bietet diese Kategorisierung eine solide wissenschaftliche Grundlage, um die medizinische Begleitung zu legitimieren und zu strukturieren.

[1] Classification internationale des maladies.Cette diapositive pose les fondements terminologiques en définissant la transidentité, l’assignation de genre à la naissance et le concept de trajectoire de transition comme réalignement du vécu intime et de la perception sociale.

Diese Folie veranschaulicht die historische und medizinische Entwicklung der Diagnostik und verdeutlicht den Übergang von der Geschlechtsdysphorie (DSM-5) zur Geschlechtsinkongruenz (ICD-11) sowie die Anerkennung nicht-binärer Identitäten.

Epidemiologische Daten und Stressmodell für Minderheiten

Aus epidemiologischer Sicht belegen Daten, die von internationalen Konsortien wie der WPATH (World Professional Association for Transgender Health) validiert wurden, dass etwa einer von hundert Menschen von Transidentität betroffen ist, unabhängig von der Kultur oder der betrachteten historischen Epoche.

Diese Folie erläutert die vier Dimensionen des Übergangsprozesses (sozial, hormonell, chirurgisch und rechtlich) gemäß den Standards der WPATH (SOC 8) und bekräftigt dabei die Leitprinzipien der Depathologisierung, Depsychiatrisierung und Selbstbestimmung der Person.

Die wissenschaftliche Forschung hat sich intensiv mit der Identifizierung möglicher ursächlicher Faktoren (genetischer, hormoneller, neurophysiologischer, neuroanatomischer oder mit der elterlichen Dynamik verbundener) befasst. Bis heute konnte keine Studie einen einzigen oder deterministischen ursächlichen Faktor identifizieren. Die wissenschaftliche Gemeinschaft ist sich daher einig, Transidentitäten als Variationen der menschlichen Vielfalt und nicht als Pathologien zu betrachten.

Auch wenn das trans Sein keine Pathologie ist, stellt es heute dennoch einen wesentlichen Risikofaktor für psychische Probleme dar, insbesondere bei Jugendlichen und jungen Erwachsenen im Alter von 15 bis 25 Jahren. Das bei diesen Patienten beobachtete psychische Leiden hängt von drei miteinander verbundenen Faktoren ab:

  1. Geschlechtsinkongruenz: Das innere Unbehagen, das mit der Diskrepanz zwischen der inneren Selbstwahrnehmung und dem zugewiesenen oder wahrgenommenen Geschlecht verbunden ist, wie es unter dem Gesichtspunkt der Geschlechtsdysphorie beschrieben wird.
  2. Beziehungsprobleme (Gleichaltrige und Eltern): Daten aus dem schulischen Umfeld zeigen eine alarmierende Prävalenz von Mobbing, die 2011 bei 76 % lag und 2020 einen Höchststand von 80 % erreichte, was auf eine systemische Persistenz des Phänomens hindeutet. Darüber hinaus scheint familiäre Ablehnung in direktem Zusammenhang mit dem Suizidrisiko zu stehen. Umgekehrt entsprechen das Suizidrisiko und das Auftreten depressiver Störungen bei Jugendlichen, wenn eine Familie akzeptierend und unterstützend ist, denen der Allgemeinbevölkerung.
  3. Psychiatrische Komorbiditäten: Aktuelle klinische Indikatoren zeigen, dass jede dritte transs Person im Laufe ihres Lebens einen Suizidversuch unternimmt, wobei die Suizidsterblichkeit im Vergleich zur Allgemeinbevölkerung um das 19-Fache erhöht ist, was die extreme Schwere der Suizidversuche belegt. Darüber hinaus ist das Risiko, eine depressive Störung zu entwickeln, viermal so hoch, und das Risiko einer generalisierten Angststörung dreimal so hoch.

Diese Folie ist entscheidend für die Darstellung der Zahlen zur psychischen Gesundheit: die Häufigkeit von Mobbing in der Schule (76 % und 80 %), die Prävalenz von Suizidversuchen (1/3) sowie das erhöhte Risiko für Depressionen und Angststörungen.

Um diese überproportionale Häufigkeit psychiatrischer Störungen zu erklären, stützt sich die Klinik auf das Stressmodell für sexuelle Minderheiten (entwickelt von Meyer im Jahr 2003 und von Testa im Jahr 2015 speziell auf die Trans-Bevölkerung angepasst). Dieses Modell zeigt, dass psychiatrische Komorbiditäten nicht untrennbar mit der Transidentität verbunden sind, sondern direkt aus dem chronischen Stress resultieren, der durch Stigmatisierung, Ablehnung und soziale Diskriminierung verursacht wird. Diese verschiedenen Faktoren verstärken sich gegenseitig: Ein geringes Selbstwertgefühl behindert die soziale Integration, während die Ablehnung durch Gleichaltrige das narzisstische Selbstbild des Individuums schwächt.

Die Grundsätze einer ganzheitlichen und transaffirmativen Begleitung
Eine effiziente Betreuung setzt voraus, dass auf all diese Vulnerabilitätsfaktoren spezifisch und zeitnah eingegangen wird. Der Übergangsprozess geht direkt auf die Geschlechtsinkongruenz ein, muss jedoch zwingend mit erhöhter Wachsamkeit in Bezug auf Schulbildung oder Beschäftigung, proaktiver sozialer und vereinsbezogener Unterstützung sowie einer angepassten psychischen Gesundheitsversorgung bei nachgewiesenen psychiatrischen Störungen einhergehen. Der wichtigste Hebel für Veränderungen liegt in der Gleichzeitigkeit der Maßnahmen: Der Übergangsprozess und die psychische Gesundheitsversorgung müssen synchron ablaufen.

Diese Folie fasst die Gesamtvision des Betreuungsprojekts zusammen und veranschaulicht die Wechselbeziehung und die notwendige Gleichzeitigkeit zwischen dem Übergangsprozess, der Unterstützung durch das Umfeld (Schule/Vereine) und der psychischen Gesundheitsversorgung.

In Frankreich sind die derzeitigen Modalitäten eng mit dem Vereinswesen verknüpft, insbesondere durch Peer-Support-Programme, die wissenschaftlich als einer der besten Schutzfaktoren für die psychische Gesundheit anerkannt sind. Die von der Haute Autorité de Santé (HAS) veröffentlichten Empfehlungen orientieren sich an den internationalen Richtlinien der WPATH und stützen sich auf drei grundlegende Säulen:

  • Entpathologisierung: Transidentitäten als gesunde Variationen der menschlichen Entwicklung betrachten.
  • Entpsychiatrisierung: Bekräftigen, dass es keine systematischen psychiatrischen Kontraindikationen für die Durchführung eines Übergangsprozesses gibt.
  • Selbstbestimmung: Die Annahme, dass allein die betroffene Person selbst berechtigt ist, ihre Identität zu definieren und ihre spezifischen Bedürfnisse zu identifizieren (unabhängig davon, ob diese soziale, hormonelle, chirurgische oder rechtliche Übergangsmaßnahmen beinhalten). Es ist anzumerken, dass der administrative und rechtliche Übergang völlig unabhängig und autonom vom Fortschritt eines möglichen medizinischen Behandlungsprozesses ist.

Diese Folie stellt den Rahmen der HAS vor und erläutert das grundlegende Dreigespann: Depathologisierung, Depsychiatrisierung, Selbstbestimmung sowie die Verknüpfung mit der Einwilligung nach Aufklärung.

Transaffirmative Psychotherapie und Erforschung des Geschlechts
Der soziale Übergang – der die Selbstbehauptung gegenüber sich selbst und anderen im Einklang mit dem eigenen inneren Geschlechtsgefühl umfasst – stellt den bevorzugten Arbeitsbereich von Fachkräften der psychischen Gesundheit (Psychiater_innen, Psycholog_innen, Psychotherapeut_innen) dar. Die Indikationen für eine transaffirmative Psychotherapie sind breit gefächert: Sie umfassen Situationen identitätsbezogener Konflikte in einem nicht unterstützenden Umfeld, das Vorliegen psychiatrischer Begleiterkrankungen (sei es als Folge von Minderheitenstress oder als eigenständige Störung) oder einen einfachen Wunsch nach Begleitung seitens der betroffenen Person oder ihrer Familie.

Diese Folie veranschaulicht konkret die in der Therapie begleiteten Schritte des sozialen Übergangs, wie beispielsweise die Wahl des Vor- und Nachnamens, den Kleidungsstil und die Gestaltung der alltäglichen Räume (Toiletten, Umkleideräume).


Die Intervention basiert auf der Schaffung eines sicheren therapeutischen Raums, der das Selbstverständnis fördert und dabei hilft, Stressfaktoren und Resilienzfaktoren zu erkennen. Sie erfolgt zudem in Form einer Geschlechts-Erforschungstherapie, einem ethischen und technischen Instrument, das darauf abzielt, die Person zu einer möglichst fundierten und ihrer Situation angepassten Entscheidung zu führen. In diesem Rahmen bilden konkrete, schrittweise und gefahrlose Rollenspiele international validierte, bewährte Protokolle, die dem Patienten helfen, die Relevanz seines Übergangsprozesses zu bewerten, wobei Angehörige und Institutionen (schulische oder berufliche) aktiv einbezogen werden.

Diese Folie veranschaulicht konkret die Schritte des sozialen Übergangs, die in der Therapie und bei der Erforschung der Geschlechtsidentität begleitet werden, wie beispielsweise die Wahl des Vor- und Nachnamens, der Kleidungsstil und die sichere Gestaltung des Alltagsumfelds (Toiletten, Umkleideräume, schulisches oder berufliches Umfeld).

Die Frage nach unterbrochenen Verläufen und Bedauern
Die wissenschaftliche Analyse von Situationen des Bedauerns, der Detransition oder unterbrochener Verläufe stößt auf die statistische Seltenheit dieser Ereignisse, was die Erhebung solider Daten erschwert. Die internationale Literatur berichtet von einer Bedauernsrate, die je nach betrachteter Kohorte zwischen 0,1 % und 1,3 % schwankt.

Diese Folie präsentiert die wichtigsten Zahlenangaben zu Bedauern und Detransition und verdeutlicht deren statistische Seltenheit (0,1 % bis 13 %) sowie den maßgeblichen Einfluss externer Umweltfaktoren (80 %).


„Die wissenschaftliche Analyse von Fällen von Bedauern, Detransition oder abgebrochenen Übergängen stößt auf die statistische Seltenheit dieser Ereignisse…“

In diesem Zusammenhang ist auf eine entscheidende methodische Nuance hinzuweisen: Die Literatur zeigt, dass Raten von über 1–2 % häufig aus älteren Studien stammen, deren Verzerrungen heute dokumentiert sind (wie die fälschliche Gleichsetzung von „aus den Augen verlorenen“ Personen mit Fällen von Bedauern oder die Einbeziehung von Personen, die ihren Weg ausschließlich aufgrund von Minderheitenstress und vorherrschender Transphobie abgebrochen haben und nicht aufgrund einer falschen Geschlechtsidentität). Umgekehrt zeigen aktuelle groß angelegte Metaanalysen und Kohortenstudien (wie Bustos et al., 2021), dass das tatsächliche Bedauern auf einem extrem niedrigen Niveau liegt, unter 1 %.

Der wesentliche Beitrag klinischer Untersuchungen liegt gerade in der ursächlichen Analyse dieser Situationen: Diese Bedauern werden überwiegend durch externe Umweltfaktoren bestimmt, an erster Stelle stehen dabei mangelnde Unterstützung, soziale Isolation und die aktive Ablehnung durch das familiäre, schulische oder berufliche Umfeld. Angesichts dieser Feststellung lauten die wissenschaftlichen Empfehlungen nicht, den Zugang zu bekräftigender Versorgung einzuschränken, sondern die Entstigmatisierung transer Erfahrungen zu verstärken, die Begleitung durch Gender-Exploration zu festigen und den Prozess der Selbstbestimmung zu schützen.

Schlussfolgerung
Die Entwicklung der Betreuungspraktiken für trans Personen geht über den Bereich der Geschlechtsangleichung hinaus und wirft allgemeinere Fragen zur Ethik der heutigen Gesundheitsversorgung auf. Die aus diesen klinischen Begleitstudien gewonnenen Erkenntnisse regen dazu an, die Ärzt_in-Patient_in-Beziehung neu zu überdenken und hin zu einem horizontaleren Modell zu entwickeln, das auf Partnerschaft und der Achtung der Autonomie der Patient_innen basiert. Sie verpflichten die Ärzt_innenschaft dazu, die medizinische Versorgung über die bloße Linderung symptomatischer Leiden hinaus zu verstehen und sie auf einen echten Ansatz zur Förderung der Gesundheit, der Autonomie und der ganzheitlichen Entfaltung des Individuums auszurichten.

Dr. Michael Szukaj

Transidentität und psychische Gesundheit: Vergleichende Analyse von Praktiken und Empfehlungen (Frankreich – Luxemburg)
Dr. Sophie Jackson, Psychiaterin, Luxemburg

Die Begleitung von transidenten Personen im Gesundheitssystem wirft große Herausforderungen auf, sowohl hinsichtlich der Behandlungsmodalitäten als auch hinsichtlich der psychologischen Auswirkungen des Übergangsprozesses. Anhand einer vergleichenden Analyse der Praktiken in Frankreich und Luxemburg sowie unter Berücksichtigung der internationalen Leitlinien (SOC-8) der World Professional Association for Transgender Health (WPATH) erscheint es unerlässlich, die jüngsten Entwicklungen hin zu einer Entpsychiatrisierung der Übergangsprozesse zu dokumentieren und die Prävalenz von komorbiden Störungen, die mit Umweltfaktoren zusammenhängen, zu erfassen.

Der rechtliche Rahmen und die Empfehlungen der zuständigen Behörden

Die Bestimmungen in Frankreich und die Empfehlungen der HAS
Das französische Modell hat sich kürzlich mit der Veröffentlichung neuer Empfehlungen durch die Haute Autorité de Santé (HAS) im Juli 2025 weiterentwickelt, wobei die vorherige Fassung aus dem Jahr 2009 stammte.

Kostenübernahme und Rolle der_s Hausärzt_in: Für den Antrag auf Kostenübernahme durch die CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) stellt di_er Hausärzt_in einen Antrag auf ALD (Affection Longue Durée, Langzeiterkrankung). Dieses System, das für alle chronischen Erkrankungen gilt, ermöglicht eine 100-prozentige Kostenübernahme (ohne Eigenanteil für den Patienten) für alle Termine, einschließlich der bei dem_r Psychiater_in, für medikamentöse und chirurgische Behandlungen (unter bestimmten Voraussetzungen) sowie für begleitende Maßnahmen wie Logopädie zur Stimmumstellung. Die Liste der Leistungen wird von dem_r Hausärzt_in erstellt und anschließend von der CPAM ganz oder teilweise genehmigt. Ohne ALD übernimmt die CPAM 70 % der Kosten, der Rest wird von der Zusatzversicherung gedeckt. Bei der Genehmigung gibt es übrigens regionale Unterschiede: In Besançon beispielsweise wurde die Gesichtsenthaarung am häufigsten übernommen.

Kostenübernahme für die Hormontherapie: Um Zugang zur Hormontherapie zu erhalten, reicht eine Konsultation bei einem_r entsprechend ausgebildeten Allgemeinmediziner_in aus. Es ist nicht erforderlich, eine_n Endokrinolog_in aufzusuchen, und vor allem ist die Verschreibung von Hormonen nicht an eine psychiatrische Konsultation gebunden.

Kostenübernahme für chirurgische Eingriffe: Für chirurgische Eingriffe ist eine ALD-Genehmigung erforderlich, und es werden nur Leistungen übernommen, die als medizinisch (und nicht als ästhetisch) angesehen werden. Der Eingriff muss in einer vertraglich gebundenen Einrichtung durchgeführt werden, was bedeutet, dass eventuelle Honorarüberschreitungen von dem_r Patient_in oder der Zusatzkrankenkasse zu tragen sind.

Klinische Leitlinien der HAS

In Frankreich stützen sich Ärzte auf diese Empfehlungen der HAS, die als Leitfaden für bewährte Praktiken dienen. Darin heißt es wörtlich, dass die Geschlechtsidentität nicht Gegenstand einer psychiatrischen Diagnostik sein darf.

Die Erstbetreuung erfolgt durch eine_n Hausärzt_in (in der Regel den_ie behandelnde_n Ärzt_in, es kann sich jedoch auch um eine_n Fachärzt_in handeln). Es wird empfohlen, die Betreuung individuell an die Bedürfnisse anzupassen, den_ie Patient_in ohne Vorurteile oder Vorbehalte zu empfangen, ein wohlwollendes Umfeld zu schaffen und den gewünschten Vornamen sowie die gewünschten Pronomen zu verwenden. Hinweis: Derzeit betrifft dies nur Erwachsene; die Empfehlungen für Kinder sollen noch in diesem Jahr (2026) veröffentlicht werden.

Für das Erstgespräch empfiehlt die HAS, die Vorgeschichte im Zusammenhang mit der Geschlechtsinkongruenz und deren Fortbestehen im Laufe der Zeit zu erörtern, die Bedürfnisse für einen individuellen Behandlungsplan zu ermitteln und die Bedeutung der Einwilligung nach Aufklärung hervorzuheben. Zudem müssen die Ressourcen der betroffenen Person (Beziehungs-, Sozial- und Vereinsnetzwerke) bewertet werden. In Besançon wurde beispielsweise eine monatliche Gesprächsgruppe für Angehörige eingerichtet. Schließlich ist es während des gesamten Behandlungsverlaufs notwendig, über die Optionen, Vorteile und Risiken (einschließlich der zu erwartenden Ergebnisse und der Grenzen der Behandlungen) zu informieren. Informationen zur Fruchtbarkeit sind obligatorisch, wobei systematisch eine Beratung zur Keimzellkonservierung angeboten werden muss.

Psychische Gesundheit und Empfehlungen der HAS

Eine Psychotherapie ist nicht grundsätzlich verpflichtend. Die Erkennung von psychiatrischen oder neurologischen Entwicklungsstörungen sowie psychosozialen Problemen kann direkt durch den Hausarzt erfolgen. Ist die Unterstützung durch einen Psychiater oder Psychologen erforderlich, überweist der Arzt den Patienten; dies darf jedoch keine zusätzlichen Wartezeiten verursachen und muss parallel zum Gesamtprozess organisiert werden.

Die Aufgabe des_r Psychiater_in oder Psycholog_in besteht dabei darin, Instrumente zur Stärkung des Selbstbewusstseins an die Hand zu geben, Techniken zum Stressmanagement zu vermitteln und eine Psychoedukation durchzuführen, die sich auf die Bekämpfung von Stereotypen konzentriert. Darüber hinaus haben Konversionstherapien ihre schädlichen Auswirkungen hinreichend unter Beweis gestellt und sind in Frankreich seit 2022 gesetzlich verboten.

Vergleich mit internationalen Standards (SOC-8) und den Besonderheiten in Luxemburg

Die WPATH-Behandlungsstandards (SOC-8)
Die internationalen Empfehlungen der SOC-8 (aus dem Jahr 2022) weisen zahlreiche Gemeinsamkeiten mit der HAS auf. Die Erstuntersuchung muss von Fachkräften durchgeführt werden, die in der Lage sind, psychische Probleme zu erkennen und diese von Geschlechtsdysphorie zu unterscheiden; dies kann jedoch durchaus von Pflegekräften und nicht unbedingt von Ärzt_innen vorgenommen werden.
Die Kriterien der SOC-8 basieren auf folgenden Punkten:

  • Förderung der therapeutischen Allianz und Beurteilung der Einwilligung zur Behandlung.
  • Feststellung einer ausgeprägten und über einen längeren Zeitraum anhaltenden Geschlechtsinkongruenz.
  • Ausschluss anderer Ursachen: Die einzige echte Kontraindikation ist eine akute psychotische Episode, bei der abgewartet wird, ob die Transidentität auch außerhalb dieser Episode bestehen bleibt.
  • Die psychosozialen Bedürfnisse beurteilen und den sozialen Übergang thematisieren (wobei zu beachten ist, dass dieser für den Zugang zu Behandlungen nicht zwingend erforderlich ist).
  • Unbedingt über die Auswirkungen auf die Fruchtbarkeit informieren und die Möglichkeiten der Keimzellkonservierung erörtern.

Diese Wiederholung zeigt, dass die französischen Empfehlungen nun insgesamt an internationale Standards angeglichen sind, im Gegensatz zu Luxemburg. Dies ist jedoch noch sehr neu.

Die informierte Einwilligung
Die informierte Einwilligung bedeutet, dass Patient_innen das Recht haben, eine freiwillige und bewusste Entscheidung über ihre Behandlung zu treffen. Sie müssen über Art, Risiken und Vorteile der ihnen zur Verfügung stehenden Optionen, einschließlich der Nebenwirkungen von Hormonen, informiert sein und haben das Recht, eine Behandlung abzulehnen.

Bei kognitiven Störungen oder Psychosen kann die Einwilligung sich als komplexer erweisen, doch gibt es keine absolute Kontraindikation. Die SOC-8 empfiehlt in solchen Fällen eine multidisziplinäre Besprechung (ein Treffen, bei dem mehrere Ärzt_innen verschiedener Fachrichtungen gemeinsam die beste Alternative erörtern). Selbstverständlich hindern Angst-, depressive oder neurologische Entwicklungsstörungen (wie Autismus-Spektrum-Störungen oder ADHS) keineswegs daran, eine informierte Einwilligung zu erteilen, da sie die Urteilsfähigkeit nicht beeinträchtigen.

Transidentität, psychische Gesundheit und klinische Realitäten

Einige allgemeine Statistiken
Die statistischen Daten zeigen eine erhebliche psychische Anfälligkeit, die in direktem Zusammenhang mit dem sozialen Umfeld steht:

Indikator für psychische GesundheitPrävalenz / Risiko im Vergleich zur Allgemeinbevölkerung
Suizidrisiko8x höher
Suizidversuch (in der Vorgeschichte)Etwa 1/3 der transsexuellen Personen (33 %)
Depressionsrisiko4x höher
Soziale AngstBetrifft 31 % der transidenten Personen
Essstörungen (ED)Deutlich höheres Risiko und stärkere Körperbesorgnis

Tab. 1 : Prävalenz / Risiko im Vergleich zur Allgemeinbevölkerung

Umgekehrt führt der Zugang zu einer Geschlechtsangleichung (sei es sozial, hormonell oder chirurgisch) zu einer deutlichen Linderung dieser Beschwerden. Zahlreiche Studien belegen eine deutliche Verbesserung der Lebensqualität, der Körperzufriedenheit und der psychischen Gesundheit (Abnahme von Angstzuständen, Depressionen und Suizidgedanken). Die Hormontherapie an sich verringert Depressionen und Angstzustände, und der Zugang zu medizinischen Behandlungen zur Geschlechtsangleichung steht in direktem Zusammenhang mit einer erheblichen Verringerung des Risikos von Suizidversuchen 1,2,3,4,5,6,7,8.

Die Bedeutung von Umweltfaktoren: Stigmatisierung und Diskriminierung
Dieses erhöhte Risiko für Angstzustände und Depressionen lässt sich dadurch erklären, dass viele trans Personen Opfer von Stigmatisierung, Vorurteilen, Diskriminierung, Belästigung, Missbrauch und Gewalt sind. Dies führt zu sozialer, wirtschaftlicher und rechtlicher Marginalisierung und hat schwerwiegende gesundheitliche Folgen, die bis zum Tod (durch Übergriffe oder Selbstmord) reichen können.

Auch das medizinische Umfeld bleibt davon nicht verschont: Viele trans Personen erleben Diskriminierung und Misshandlung in Gesundheitseinrichtungen, was negative Auswirkungen und eine suboptimale Versorgung zur Folge hat.

In Frankreich gaben laut Daten aus dem Jahr 2014 82 % der transidentitären Personen an, in den letzten 12 Monaten transphobe Diskriminierung erlebt zu haben 9. Dies betrifft alle sozialen Bereiche: Schule, öffentlichen Raum, öffentliche und private Einrichtungen sowie starke Diskriminierung bei der Arbeitssuche, häufige Spott, Belästigung auf der Straße, Schwierigkeiten beim Zugang zu Wohnraum und sehr oft Ablehnung durch die Familie. Diese seit der Kindheit wiederholten Gewalttaten haben als direkte Folge posttraumatische Belastungsstörungen (PTBS) und komplexe posttraumatische Belastungsstörungen (C-PTBS).

Zusammenhänge mit Neurodivergenz
Studien zeigen, dass etwa 11 % der Transpersonen eine ASD (Autismus-Spektrum-Störung) aufweisen10,11, gegenüber 1 bis 2 % in der Allgemeinbevölkerung, und dass etwa 7 % der autistischen Bevölkerung trans Personen sind (Daten aus einer in Lyon durchgeführten Metaanalyse12). Obwohl keine Ursache eindeutig festgestellt wurde, lassen sich zwei Hypothesen aufstellen:

  1. Bei Autismus sind soziale Normen im Allgemeinen weniger verinnerlicht, was dazu führen kann, dass man sich freier mit dem Thema Geschlecht auseinandersetzt (tatsächlich gibt es unter autistischen Menschen mehr nicht-binäre Personen).
  2. Da Transpersonen nach wie vor fast ausnahmslos eine psychiatrische Beratung durchlaufen, werden neurodevelopmentale Störungen dort häufiger erkannt, während sie in der Allgemeinbevölkerung weiterhin unterdiagnostiziert sind.
    Ebenso ist die Prävalenz von trans Personen auch in der Population mit ADHS höher.

Zusammenfassung der verglichenen klinischen Praktiken und Beobachtungen
Beim Vergleich der Praxis in Frankreich (Besançon, über 7 Jahre) und in Luxemburg (seit einem Jahr) lässt sich eine starke allgemeine Ähnlichkeit feststellen, insbesondere hinsichtlich der Notwendigkeit, Vornamen/Pronomen zu respektieren, Nicht-Binärität zu berücksichtigen, die Geschichte der Inkongruenz zu ergründen, um Traumata zu identifizieren, und zu vermeiden, einen starren Standardablauf vorzuschreiben. Die Rolle des Therapeuten besteht darin, den Reflexionsprozess zu begleiten, die Einwilligung zu bestätigen und von Anfang an die Auswirkungen auf die Fruchtbarkeit anzusprechen.

Bei der ersten Konsultation werden im Rahmen der psychischen Gesundheitsbeurteilung die Vorgeschichte und Begleiterkrankungen (Angstzustände, Depressionen, PTBS) abgefragt sowie ASD (Autismus-Spektrum-Störungen) und ADHS identifiziert, ohne dass systematisch umfassende Tests durchgeführt werden. Die Behandlung kann Antidepressiva und geeignete Psychotherapien (Unterstützung, EMDR bei Traumata) umfassen, wobei gleichzeitig das psychosoziale Unterstützungssystem bewertet wird.

Die wesentlichen Unterschiede zu Luxemburg

In Luxemburg sieht der gesetzliche Rahmen besondere Auflagen vor: Um eine Kostenübernahme durch die CNS zu erhalten, ist es zwingend erforderlich, eine formelle Diagnose zu erstellen und einen psychiatrischen Bericht zu verfassen. Diese Verpflichtung übt einen wesentlich größeren Druck auf die Patienten aus, was die therapeutische Beziehung beeinträchtigen und Angst- sowie depressive Störungen verschlimmern kann. Klinisch gesehen besteht ein erheblicher Unterschied in der Wirksamkeit zwischen einer auferlegten Konsultation und einem freiwilligen Schritt.

Dennoch stellen psychiatrische Begleiterkrankungen keine Kontraindikation für den Zugang zu geschlechtsangleichenden Behandlungen dar. Die Behandlungen erfolgen parallel: Es ist nicht notwendig, zunächst eine Depression zu heilen, um mit der Transition zu beginnen. Die einzige echte psychiatrische Kontraindikation bleibt der akute psychotische Zustand.

Die Entpsychiatrisierung (wie in Frankreich) bietet klare Vorteile: Ein schnellerer Zugang zur Hormontherapie verbessert die Gesundheit und senkt das Suizidrisiko, während ein freiwilliger Schritt die therapeutische Allianz stärkt. Darüber hinaus begrenzt die Vereinfachung der behördlichen Verfahren Entmutigung und verringert das Risiko, dass Patienten nicht verschreibungspflichtige Behandlungen im Internet kaufen.

Persönliche klinische Daten (Besançon vs. Luxemburg)
Als Anhaltspunkt: Der Anteil transsexueller Patienten betrug in Frankreich etwa 14 % und in Luxemburg etwa 20 % der Patientenschaft, wobei in beiden Fällen etwa 30 % nicht-binäre Personen waren.

Tab. 2: Psychiatrische Störungen und neurologische Entwicklungsstörungen

Das klinische Profil der betreuten Patient_innen zeigt folgende Prävalenzen:

  • Depressive Störungen: Etwa 70 % der Patient_innen (in Luxemburg etwas mehr).
  • Angststörungen: Etwa 60–30 % der Patient_innen in beiden Ländern.

Bei genauerer Betrachtung der depressiven Störungen stellt man fest, dass 30 % der Patient_innen weder eine depressive Störung noch eine Vorgeschichte aufweisen, was beweist, dass Depressionen nicht untrennbar mit Transidentität verbunden sind. Darüber hinaus sind Depressionen, die ausschließlich durch reine Geschlechtsdysphorie verursacht werden, äußerst selten (5 % in Luxemburg, 0 % in Frankreich); die überwiegende Mehrheit der Störungen hängt mit externen oder gemischten Ursachen zusammen (Umfeld, Burnout, Trauerfälle und Transphobie). Was schließlich das posttraumatische Stresssyndrom betrifft, so stehen 40 % der PTBS-Fälle in beiden Ländern in direktem Zusammenhang mit transphoben Übergriffen und Transphobie, was eine beträchtliche Zahl darstellt.

Schlussfolgerungen
Zusammenfassend lässt sich sagen, dass die internationalen Empfehlungen und die Entwicklungen der HAS in Frankreich in Richtung einer Entpsychiatrisierung gehen. Die Einwilligung nach Aufklärung muss im Mittelpunkt des Behandlungsverlaufs stehen. Auch wenn Begleiterkrankungen wie Angstzustände oder Depressionen häufig auftreten, sind diese in erster Linie auf erlittene Gewalt und die vorherrschende Transphobie zurückzuführen. Aus diesem Grund erweist sich die psychiatrische oder psychologische Begleitung als weitaus vorteilhafter und wird besser angenommen, wenn sie auf einem freiwilligen Ansatz beruht und nicht auf einem administrativen Zwang.

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12 : Bonazzi, G., Peyroux, E., Jurek, L., Giroudon, C., Souiller, L., Nourredine, M. et Demily, C. (2025). Gender on the Spectrum: Prevalence of gender variance in autism spectrum disorders: a systematic review and meta-analysis. Autism in Adulthood, 0. https://doi.org/10.1089/aut.2024.0202.

Synthese & Paradigmenwechsel: Evidenz, Autonomie und die Notwendigkeit der Depsychiatrisierung Dokumentation und Auswertung der Fachdiskussion zur transaffirmativen Gesundheitsversorgung Dr. Erik Schneider

Einleitung und Kernfokus

Die internationale Fachtagung zur transaffirmativen Gesundheitsversorgung hat verdeutlicht, dass sich der wissenschaftliche und klinische Diskurs grundlegend verschoben hat. Die Debatte dreht sich nicht mehr um das Ob einer transaffirmativen Begleitung, sondern um das Wie einer zeitgemäßen, dezentralen und menschenrechtskonformen Versorgung. Im Zentrum der Diskussion stand die Notwendigkeit der Depsychiatrisierung – also die Abkehr von psychiatrischen Evaluierungen hin zu Modellen, die auf informierter Einwilligung (Informed Consent) und einer vertrauensvollen Zusammenarbeit auf horizontaler basieren.

1. Dezentralisierung der Hormontherapie und die Rolle der Primärversorgung

Frage aus dem Publikum:

Ist es korrekt, dass in Frankreich jede allgemeinmedizinische Praxis Hormone verschreiben darf, und wie sieht die gelebte Praxis aus?

Analyse der Antworten (Dr. François Medjkane, Dr. Sophie Jackson, Dr. Erik Schneider):

  • Das koordinierte Versorgungsmodell: Basierend auf den aktuellen Empfehlungen der französischen Gesundheitsbehörde (Haute Autorité de Santé – HAS) ist die Initiierung und Verordnung einer Hormontherapie durch Allgemeinmediziner_innen rechtlich und praktisch möglich.
  • Gestufte Versorgung statt Spezialisierungsmodell: Die Allgemeinmedizin fungiert als erste, koordinierende Ebene (premier niveau de soins). Bei unkomplizierten Verläufen (z.B. junge Erwachsene in stabilem Umfeld, ohne komplexe medizinische oder psychiatrische Begleiterkrankungen) liegt die Betreuung vollständig in der Primärversorgung. Spezialdisziplinen (Endokrinologie, Psychiatrie, Chirurgie) werden nicht als vorgeschaltete Kontrollinstanzen genutzt, sondern erst bei tatsächlichen medizinischen Komplikationen beratend hinzugezogen.
  • Barriere der Fortbildung: Die fachgerechte Begleitung einer Hormontherapie ist vor allem eine Frage standardisierter Qualifizierung. Durch gezielte Fortbildungsangebote können Ärzt_innen unterschiedlicher Fachrichtungen die hierfür erforderlichen Kompetenzen erwerben. Eine breitere Verankerung dieses Wissens würde dazu beitragen, Versorgungsengpässe abzubauen und den Zugang zur Behandlung zu verbessern.

2. Der Erhalt der Fertilität: Reproduktive Rechte in der Grauzone

Einwand/Frage aus der Community:

Das Thema Fertilitätserhalt wird in der realen Praxis stark vernachlässigt; es fehlt an verlässlichen Informationen und Ressourcen, um autonome Entscheidungen für eine Kryokonservierung zu treffen.

Analyse der Antworten (Dr. Michael Szukaj, Dr. François Medjkane, Dr. Sophie Jackson, Dr. Erik Schneider):

  • Lebenserhaltende Maßnahme: Am Beispiel spezialisierter Institute (wie in Münster) zeigt sich eine klare internationale Tendenz: Die Kosten für die Kryokonservierung werden von den Krankenkassen zunehmend analog zu onkologischen Erkrankungen übernommen, da die Transition als eine existenzielle, lebensnotwendige Maßnahme begriffen wird.
  • Historische und rechtliche Hürden: Die Verweigerung von Fertilitätserhalt oder die historisch (z.B. früher in Frankreich) praktizierte Pflicht zur Sterilisation für eine administrative Personenstandsänderung waren politische Instrumente, um ein traditionelles Familienbild rechtlich zu erzwingen. Obwohl moderne Bioethikgesetze diese Praxis gekippt haben und Zentren rechtlich zur Konservierung verpflichten, hinkt die institutionelle Umsetzung oft hinterher.
  • Luxemburgische Realität: Vor Ort bleibt die Situation diffus. Es mangelt an spezialisierten, transparenten Anlaufstellen bzw. Bekanntheit spezialisierter Anlaufstellen. Informationen auf Krankenhaus-Websites spiegeln oft nicht die tatsächliche klinische Praxis wider, weshalb Betroffene häufig nach Deutschland oder Belgien ausweichen.

3. Die Versorgung Minderjähriger und das Konzept der „horizontalen Beziehung“

Frage aus dem Publikum (an die Pädiatrie/Kinderpsychiatrie):

Wie gehen Sie mit klinischer Unsicherheit um? Gibt es Fälle, in denen Kinder nach längerer Begleitung letztlich doch keine Pubertätsblocker erhalten, oder wird eine einmal getroffene Entscheidung starr durchgezogen?

Analyse der Antworten (Dr. Michael Szukaj, Dr. François Medjkane):

  • Die horizontale Beziehung: Dieses klinische Konzept versteht die Behandlung als partnerschaftlichen Prozess zwischen Ärzt_in und Patient_in. Verantwortung wird nicht einseitig den Behandelnden zugeschrieben, sondern auf Grundlage umfassender Aufklärung und informierter Einwilligung gemeinsam getragen. Die Rolle der Ärzt_innen besteht darin, medizinische Expertise bereitzustellen, Risiken und Nutzen transparent darzustellen und Patient_innen bei einer selbstbestimmten Entscheidung zu unterstützen.

Kinder und ihre Eltern werden dabei als Expert_innen ihrer eigenen Lebensrealität anerkannt. Die Aufgabe der Fachperson ist es, mit einer zugewandten Haltung, fachlicher Kompetenz und sachlicher Information eine gemeinsame Entscheidungsfindung (Shared Decision Making) zu ermöglichen.

  • Funktion von Pubertätsblockern: Blocker sind kein unumkehrbares Urteil, sondern ein reversibles medizinisches Werkzeug, das Zeit und psychischen Entlastungsraum schafft.[1] Die Sorge vor einem therapeutischen „Fehler“ muss relativiert werden: Auch das bewusste Abwarten und Hinhalten ist eine aktive Entscheidung, die durch die fortschreitende, irreversible körperliche Entwicklung zu schweren psychischen Schäden führen kann.
  • Haltungsabhängige Behandlungsraten: Ein prägnanter klinischer Vergleich zeigt, dass bei identischer wissenschaftlicher Datenlage ein transaffirmativ ausgerichtetes Zentrum (z.B. Lille) bei ca. 90 % der Jugendlichen die Indikation für Blocker stellt, während ein abwartend-psychologisierendes Team nur auf eine Rate von 5 % kommt. Die Behandlungsrealität spiegelt somit primär die innere Haltung der Kliniker_innen wider.

4. Trauma und Geschlechtsidentität: Dekonstruktion eines Mythos

Frage aus dem Publikum:

In Fachkreisen (Psychiatrie/Endokrinologie) wird häufig behauptet, transmaskuline Jugendliche seien in Wahrheit nicht trans, sondern die Identität sei die Folge eines sexuellen Missbrauchs in der Kindheit. Man müsse daher erst das Trauma behandeln, bevor medizinische Schritte eingeleitet werden dürfen. Stimmt das?

Analyse der Antworten (Dr. François Medjkane, Dr. Michael Szukaj, Diskussionsteilnehmende):

Das Panel dekonstruierte diese Annahme vehement auf drei Ebenen:

  1. Korrelation ist keine Kausalität: Empirische Daten belegen, dass trans Personen signifikant häufiger Opfer von Diskriminierung, Hasskriminalität und sexualisierter Gewalt werden als die Allgemeinbevölkerung. Dies ist das Resultat von Minderheitenstress und der erhöhten Vulnerabilität einer marginalisierten Gruppe in einer binären Gesellschaft. Das Trauma ist eine Folge der gesellschaftlichen Feindseligkeit, nicht die Ursache der Identität.
  2. Biografische Reduktion und Historie: Die These, Jugendliche wollten nur trans sein, um sich vor patriarchaler Gewalt zu schützen, reduziert eine komplexe menschliche Existenz unzulässig auf ein einzelnes negatives Ereignis. Menschliche Identität ist immer biopsychosozial und niemals monokausal. Methodisch knüpft diese Argumentation an die veraltete Psychiatrie des letzten Jahrhunderts an, die auch Homosexualität reflexhaft als Folge von Kindheitstraumata pathologisierte.
  3. Parallele statt sequenzielle Behandlung: Die klinische Praxis zeigt, dass die Traumahypothese in all den Jahren empirisch nicht bestätigt werden konnte. Die Verweigerung von Pubertätsblockern mit der Begründung einer „Trauma-Abklärung“ ist therapeutisch kontraproduktiv. Erst der hormonelle Zeitgewinn und die psychische Entlastung durch Blocker schaffen überhaupt den notwendigen stabilen Raum, um traumatische Erfahrungen therapeutisch aufzuarbeiten.

Schlussfolgerung: Die luxemburgische Realität (2025/2026)

Am Ende der Fachdiskussion wurde folgende Bilanz für den luxemburgischen Kontext gezogen:

  • Als invasiv erlebte Diagnostik: Sowohl Jugendliche als auch Erwachsene erleben psychiatrische Explorationen im nationalen System häufig als hochgradig grenzüberschreitend, voyeuristisch und re-traumatisierend. Betroffene müssen in der psychologischen oder Peer-Beratung regelmäßig vorab vorbereitet oder im Nachgang aufgefangen werden.
  • Kritische Verzögerungen: Der Zugang zu Pubertätsblockern wird im nationalen Zentrum oft so lange abgewartet, bis die Jugendlichen die fortgeschrittenen Stadien (Tanner III/IV) erreicht haben und die Behandlung ihren primären Zweck – das Verhindern irreversibler sekundärer Geschlechtsmerkmale – weitgehend verloren hat.
  • Weg ins Ausland: Jede einzelne der im nationalen Kontext dokumentierten Familien, deren Kinder rechtzeitig im für sie individuell entscheidenden Stadium (Tanner II) Zugang zu medizinischen Blockern erhielten, haben sich diesen Weg über das Ausland (Deutschland, Belgien) organisiert, da die nationalen Strukturen als blockierend oder nicht hilfreich erlebt haben.

Fazit: Der Widerstand gegen eine zeitgemäße transaffirmative Medizin wird von deren Befürwortenden häufig weniger auf die verfügbare Evidenz als auf bestehende fachliche und gesellschaftliche Vorannahmen sowie etablierte diagnostische Strukturen zurückgeführt. Der Aufbau moderner, auf dem Informed-Consent-Prinzip basierender Versorgungsnetzwerke – wie es in Luxemburg aktuell mit dem Pilotprojekt Agate initiiert wird – wird dabei als ein wichtiger Schritt gesehen, um bestehende Versorgungshürden abzubauen und die Versorgung trans und abinären Menschen zu verbessern.


[1] Bei der Anwendung von Pubertätsblockern müssen medizinische Aspekte wie Erhalt der Fertilität sorgfältig berücksichtigt werden. Bei trans Jungen kann es – sofern gewünscht – sinnvoll sein, die Behandlung erst nach dem Einsetzen der Menstruation und mindestens zwei Zyklen abzuwarten, um Optionen wie Kryokonservierung zu ermöglichen. Diese Entscheidungen erfordern eine individuelle ärztliche Beratung, da sowohl ein früher Therapiebeginn als auch ein bewusstes Abwarten jeweils eigene Risiken und Belastungen mit sich bringen.

Ergänzend zur Konferenz: vorausgehendes innerärztliches Fachseminar

Unmittelbar vor der öffentlichen Konferenz fand ein geschlossenes, innerärztliches Fachseminar statt, das sich in medizinischer Fachsprache gezielt an Behandelnde aus den Bereichen Psychiatrie und Psychotherapie richtete. Neben der Replikation der internationalen Behandlungsstandards (u.a. WPATH SOC8) standen drei gesundheitspolitisch und klinisch relevante Schwerpunkte im Fokus:

  1. Aktuelle Versorgungslage in Luxemburg
  2. Best-Practice-Beispiele aus dem benachbarten Ausland
  3. Mögliche Lösungsansätze für Luxemburg

Im Rahmen der fachärztlichen Diskussion vor und rund um das Seminar wurde zudem die aktuell im Diskurs befindliche finnische Registerstudie (Ruuska et al., 2026 [1]) analysiert, die abseits der wissenschaftlichen Debatte häufig für restriktive Versorgungsschritte instrumentalisiert wird.

Dabei wurden die gravierenden methodischen Mängel der Studie explizit offengelegt und durch die Einbeziehung internationaler Gegenanalysen [2, 3, 4] untermauert:

  • Selektionsbias und mangelnde Kausalität: Die Studie basiert auf historischen Kohorten und rein administrativen Registerdaten, die keine Rückschlüsse auf die Qualität oder die spezifischen Effekte moderner, leitlinienkonformer Versorgungsansätze (wie Informed Consent) zulassen.
  • Fehlinterpretation von Mortalitätsdaten: Die in der Studie suggerierten Zusammenhänge zwischen Transition und psychosozialer Vulnerabilität ignorieren den messbaren Einfluss von Minderheitenstress (minority stress) und den verheerenden Effekten eben jener administrativen Barrieren, die im luxemburgischen System nach wie vor praktiziert werden.
  • Institutionelle Befangenheit und die „Psychotherapy First“-Doktrin: Das finnische Modell unter der Leitung von Riittakerttu Kaltiala (Universitätskrankenhaus Tampere) basiert auf einer jahrelangen, rein explorativen Diagnoseschleife („Exploring till they bleed“). Diese künstliche Verzögerungstaktik erodiert die psychische Gesundheit der Jugendlichen durch das Vorenthalten notwendiger medizinischer Hilfe akut und generiert genau jene psychosozialen Krisen, die die anschließenden Registerstudien fälschlicherweise der Transition an sich zuschreiben [2].
  • Wissenschaftliche Selektivität und ideologische Verflechtung: Die Neutralität der finnischen Daten wird durch die enge Verflechtung der Hauptakteur_innen mit international agierenden, restriktiven Lobbygruppen wie der Society for Evidence-based Gender Medicine (SEGM) maßgeblich infrage gestellt [2]. Die finnischen Registerstudien dienen in diesem Netzwerk als strategisches Instrument, um geschlechtsbejahende Versorgungsstandards weltweit (wie beim britischen Cass-Review) systematisch zu untergraben [2, 3].
  • Verletzung klinischer Standards und die luxemburgische Realität: Berichte aus den finnischen Einrichtungen dokumentieren stark invasive, verhörartige Praktiken sowie gezieltes Misgendering und Deadnaming [2]. Dies belegt, dass das dortige System keine qualitätssichernde Versorgung abbildet. Aktuelle luxemburgische Berichte zeigen deckungsgleich, dass die Barriere einer psychiatrischen Zwangsbeurteilung und die Willkür einzelner Behandelnder zu teils schweren Traumatisierungen, Schulabsentismus, erhöhter Suizidalität und der Abdrängung von Jugendlichen auf den unregulierten Schwarzmarkt führen können [5]. Dies trifft auch auf Erwachsene zu. Die gezielte mediale Verbreitung restriktiver Studien verschärft diese Dynamik und stellt zudem eine massive psychische Belastung für das familiäre Unterstützungssystem dar [4, 140].

Die Fachrunde verdeutlichte, dass restriktive Versorgungsmodelle, die sich auf methodisch schwache und politisierte Datenbestände stützen, internationaler Evidenz widersprechen und das Risiko für psychiatrische Krisen bei den Betroffenen nachweislich erhöhen.

Referenzen und weiterführende Analysen

[1] Ruuska SM, Tuisku K, Holttinen T, Kaltiala R. Psychiatric Morbidity Among Adolescents and Young Adults Who Contacted Specialised Gender Identity Services in Finland in 1996-2019: A Register Study. Acta Paediatr. 2026 Apr 4. doi: 10.1111/apa.70533. Epub ahead of print. PMID: 41934366; https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41934366/.

[2] Kost, C. (2026, 9. April). Das finnische „Gatekeeping“: Eine kritische Analyse der Rolle von Riittakerttu Kaltiala. Psychologie und Politik. Verfügbar unter: https://www.cornelia-mertens.de/?p=19932

[3] Reed, E. (2026). Fact Check: New Finnish Study Does Not Show Transition Increases Suicide Mortality. Erin in the Morning. Methodische und investigative Demontage der Kaltiala-Studie. Verfügbar unter: https://www.erininthemorning.com/p/fact-check-new-finnish-study-does

[4] Barr, S. M. (2026). No, there isn’t new research showing transition doesn’t help. Wissenschaftliche Einordnung und Analyse der psychosozialen Auswirkungen restriktiver Studien auf das familiäre Unterstützungssystem von trans Jugendlichen. Verfügbar unter: https://sebastianmbarr.substack.com/p/no-there-isnt-new-research-showing

[5] Schneider, E. & Pull, C. (2026). Situation des jeunes trans et abinaires au Luxembourg. In: A. Alessandrin & J. Dagorn (Eds.), La santé mentale des jeunes queers. (Diese aktuelle Publikation belegt die teils hoch belastenden, psychosozialen Auswirkungen von administrativem Gatekeeping und systemischer Diskriminierung im luxemburgischen Kontext).

2027

„Intersex/Variationen der Geschlechtsmerkmale – Eine Veranstaltungsreihe zum Lernen, Lehren & Verändern“ / « Intersexe ? Variations des caractéristiques sexuées ? Journées pour apprendre, enseigner et agir »

2026: Vorl. Programm/programme prov.

Rechtliche Lösungen auf Fragen der körperlichen Integrität, juristische Konferenz am 29.10.2026 Campus Kirchberg in Kooperation mit der Universität Luxemburg

2027

Prochaines étapes

Le réseau AGATE se développe. Nous travaillons actuellement intensément à l’élaboration d’informations et de ressources spécifiques pour nos publics cibles :

  • Pour les personnes trans, inter & abinaires et leurs proches : des repères dépathologisés et des accès à un accompagnement respectueux.
  • Pour les médecins et les professionnel_lexs de santé et du secteur social : des recommandations fondées sur des données probantes, des opportunités de mise en réseau et des structures de formation continue.

Dès que ces offres concrètes seront finalisées, elles seront publiées sur cette page. N’hésitez pas à revenir régulièrement !